Date : mercredi 3 octobre 2018

 

Comme souvent à l'Olympic, les horaires annoncés ne doivent pas être pris au pied de la lettre : en annonçant 20h, on mise sur 20h30, et cela ne commence qu'après 21h, bref on a le temps de prendre sa bière bien méritée, à un tarif équivalent à la moitié de celui pratiqué à Bercy, on comprend que le bar soit bondé !

 

On les avait bien appréciés l'an passé à la Ferme Électrique, on supposera donc que la déception du soir devant la prestation des Stratocastors doit beaucoup à une acoustique pour le moins défaillante, puisque ce sont essentiellement les sons issus des claviers et machines qui envahissent les enceintes, la guitare étant reléguée trop loin pour jouer le rôle intéressant qu'on lui avait connu. Pourtant le quatuor (une fois que le batteur a rejoint sa place) table sur les mêmes recettes, avec des textes répétitifs et un peu délirants et des musiques associées, qui évoquent autant les Honeymoon Killers belges que les Killer Ethyl, et visuellement est également intéressant, avec les rotations de personnel (le batteur et le clavier qui échangent leurs place, le premier prenant une basse à l'occasion, le trio de devant ne restant pas dans les mêmes positions). Las, on ne tient pas jusqu'au bout des trois quarts d'heure, le dernier se passe à l'étage, un peu isolés phoniquement, mais cela ne remet pas forcément en cause la bonne impression de l'an passé, on aura peut-être encore l'occasion de tester le quatuor au Gibus en novembre au Gibus avec Uranium Club.

 

On se rassure un peu en se disant que c'est surtout pour revoir Pierre et Bastien qu'on s'est déplacé ce soir, puisque cela fait plus de six mois qu'on n'avait pas eu le plaisir d'assister à un concert du trio. Après une balance assez rapide, le groupe entame vite les hostilités, craignant de ne pas avoir beaucoup de temps pour jouer (crainte fondée, on n'atteindra pas la demi-heure !), et nous propose un mélange de titres anciens (le journal inaugural), de titres plus récents (secret, qui suit de près) et de titres encore inédits (hygiène) ou encore totalement in-ouïs (demi-golf ?). Même si l'acoustique, en dépit de la balance, ne s'est pas forcément beaucoup améliorée depuis le premier groupe (on aura par exemple parfois du mal à distinguer les paroles), on ne regrette donc pas d'être là, puisque la set-list est loin d'être habituelle, ce demi-golf supposé semble (toujours ces difficultés au niveau compréhension des textes) plutôt bien travaillé, comme souvent, et le public (un poil moins nombreux que pour les Stratocastors, mais cela reste honorable) réagit avec ferveur à chaque entame de morceau, preuve qu'il y a là une belle brochette de connaisseurs. Connaisseurs, mais pas puristes, la plantade de Paul au début de twist est anecdotique et ne déchaîne ni cris ni moqueries, et le trio termine en beauté avec handicapé, titre le plus énergique de la soirée au passage, et malgré les espoirs des spectateurs, on en reste là, il faut débarrasser la scène pour le dernier groupe à l'affiche. Pour ma part, il est temps de rentrer, on n'a plus vingt ans, et on testera donc les antipodiens de Vanilla Poppers une autre fois, l'important est qu'on ait pris une petite (27 minutes) dose de P&B, ça donne envie d'en reprendre une couche à la fin du mois au Klub...

Set-list probable :

  1. journal
  2. secret
  3. hygiène
  4. musique grecque
  5. demi-golf (?)
  6. geoffroy
  7. twist
  8. handicapé

 

La suite, ce sera ce vendredi soir, avec probablement un petit voyage à Saint-Germain en Laye, où Klink Clock va présenter son nouvel album.