Date : dimanche 27 août 2017

 

C'est dimanche soir, les congés se terminent, sans mouvement, sans concerts, il est temps de reprendre des activités normales ! Alors c'est direction le Supersonic (évidemment !), où cela semble extrêmement vide lorsqu'on y arrive. Heureusement, cela se remplira d'un coup, juste au moment où les concerts démarrent...

 

C'est avec Plomb que cette rentrée s'effectue, mais si le quintet parisien nous avait bluffés début juin à la Méca, ce soir, avec une set-list guère différente, on constate que le travail estival en studio a porté ses fruits, les premiers titres joués (parted minds, crazy monkeys) ayant largement bénéficié de ce labeur. Il faut dire également que le son est particulièrement bon ce soir, cela permet de bien séparer les parties des divers musiciens (guitare, basse, batterie, clavier à bidouille), et de les placer sur une base très égalitaire, y compris en ce qui concerne le clavier qui est pourtant très loin de me déchirer les oreilles, alors qu'il fait habituellement partie de mes instruments maudits... Le chant est lui aussi au niveau, même si certains anglophones moqueront gentiment un accent pas parfait, il faut dire que Vincent ajoute à une voix qui portent et qui pose une gestuelle efficace, ni en retrait ni trop omniprésente. On passe ainsi en revue les titres que l'on a déjà retenus lors des précédentes prestations du groupe, le post-punk musical se mariant plutôt bien avec des refrains assez street-punk, et le public bien dense devant la scène et à l'étage apprécie largement cette brillante performance. Clairement, on est pris dans ce set, à tel point qu'on a du mal à évaluer sa durée, et on sera bien étonné en s'apercevant que seules 41 minutes se sont écoulées, c'était pourtant sacrément dense, et comme cela s'est terminé par un nouveau morceau, qualitativement à l'unisson de sa dizaine de devanciers, on ne peut qu'applaudir, mais avec un enthousiasme non feint, puisque le groupe continue à grimper les marches de notre petit panthéon musical...

 

Set-list :

  1. parted minds
  2. crazy monkeys
  3. daddy
  4. cup of tea
  5. at ease
  6. unity
  7. 27
  8. run away
  9. genuine smile
  10. death row
  11. electric sheep

 

Par la suite, c'est un autre des chouchous parisiens qui arrive sur scène, puisqu'on a déjà assisté à une demi-douzaine de performances de Harassment, un quartet que l'on n'a pas vu depuis six mois (à l'Espace B), et qui ce soir va... un peu décevoir ! En effet, j'ai du mal à comprendre pourquoi je ne réussis pas à rentrer dans ce set, pourtant aussi énergique que d'habitude, même si j'ai quelques pistes.. Ce soir, j'ai le sentiment que tous les titres se ressemblent, y compris les anciens (tropical suicide), alors que la variété fait partie de l'ADN du groupe, capable d'alterner dans divers genres avec la même réussite. En sus, le guitariste capable de tout, du meilleur surtout, est ce soir cantonné dans ce punk-rock énergique mais finalement assez peu inventif, et sans aller jusqu'à détester ce qui sort des enceintes (il ne faudrait pas exagérer non plus), j'ai tout de même tendance à un poil m'ennuyer devant la prestation, même si les musiciens et le chanteur font leur maximum (passages dans la fosse, confrontations des guitare et basse...) pour créer le buzz. Alors, comme je ne tiens pas à devoir laisser le groupe de côté, je me dis que ce soir est un soir sans (pour le groupe ou pour moi, je ne sais pas), mais que cela ne m'empêchera pas de retourner le voir très vite, et je m'en retourne dans ma banlieue encore lointaine (le RER ne reprend que demain matin, comme le taf) à une heure loin d'être tardive : une rentrée musicale plutôt limitée donc, mais on s'en remettra !

 

La suite, ce sera au pire avec les mêmes, puisque Plomb ouvrira pour No More au Klub dans deux semaines. D'ici là, peut-être le programme se chargera-t-il...