Date : mardi 12 septembre 2017

 

Jour de rentrée sociale musicale, en ce mardi, et si on ne galère pas trop pour arriver jusqu'au Klub, l'atmosphère n'est tout de même pas à la grosse soirée puisqu'il faudra attendre quasiment le début des concerts pour avoir une impression de remplissage du sous-sol, preuve qu'on doit être une soixantaine devant la scène...

 

Ils nous avaient fait très forte impression il y a une quinzaine de jours au Supersonic, ce soir les cinq Plomb en remettent une couche, avec une set-list identique mais toujours la même puissance de feu. Pas grand chose de changé dans l'intervalle, le post-punk affûté fait souvent mouche, avec une basse bien audible ce soir, un clavier plutôt agréable à l'oreille, et une batterie qui fait le job en n'oubliant jamais de varier les plaisirs. Le chanteur semble de plus en plus à l'aise au fil des concerts, et son assurance permet à ses acolytes de (bien) travailler dans son ombre... Dans cette ombre, on trouve évidemment le guitariste, mais qu'on n'entend qu'avec parcimonie, puisqu'il est régulièrement submergé par le duo basse/clavier, mais dès lors qu'on perçoit la guitare, on se souvient que c'est l'une des premières choses qui nous avaient marqué lors de la première prestation du groupe, et on regrette donc que la balance soit donc à son détriment - et au nôtre, puisque c'est un plaisir supplémentaire qui réjouit nos esgourdes. Tant qu'à faire semblant de râler, on pourrait aussi se plaindre de quelques transitions un poil longuettes, mais cela frise la mauvaise foi, c'est presque uniquement histoire de ne pas jouer les fans indéfectibles et énamourés, tant on ressent de contentement au fil de cette grosse quarantaine de minutes. Pour l'occasion, le groupe aura invité sur scène un choriste en superbe t-shirt BA.13, histoire d'ajouter des "isolation" aux "manipulation" qui parsèment le genuine smile auquel il est impossible de résister, et que je considère ce soir comme le clou du set. Mais comme il n'y a pas vraiment de temps faibles, on parle ici d'un concert très réussi, et on parie que lorsqu'on reverra la groupe, en décembre à la Clef avec Frustration, on prendra le même pied !

Set-list :

  1. parted minds
  2. crazy monkeys
  3. daddy
  4. cup of tea
  5. at ease
  6. unity
  7. 27
  8. run away
  9. genuine smile
  10. death row
  11. electric sheep

 

C'est un duo allemand considéré comme mythique qui prend la suite sur scène, puisque No More a cartonné dans le milieu post-punk du début des 80's avec le titre suicide commando, ce soir on a donc un chanteur-guitariste en front de scène, et sa compagne derrière des tonnes de clavier, et dès le début on ressent une drôle d'impression. En effet, la musique totalement étrange s'appuie sur des claviers très mis en avant, donc, accompagnés de rythmes de boîtes pour le moins cheap, le tout étant quasiment plus audible qu'un chant peu affirmé et mixé très en arrière. La musicienne passera beaucoup de temps à s'amuser avec son theremin, ce qui crée régulièrement une (sale) impression prog, et on a du mal à distinguer les rares incursions très légèrement dark. De temps en temps, la guitare se fait extrêmement incisive, mais cela ne s'éternise jamais suffisamment pour créer l'enthousiasme, et quand cela finit par sombrer dans un genre discoïde sans inventivité, on écarquille les yeux en se demandant où est l'anomalie. On laisse au groupe une bonne demi-heure pour faire ses preuves, mais passé ce laps de temps il faut se résoudre à lâcher l'affaire, le groupe a peut-être été particulièrement inventif et efficace il y a 35 ans et quelques, mais actuellement, dans cette configuration assez minimale, cela ne fonctionne vraiment pas. Alors on s'en retourne chez soi, ce n'est pas la peine de pratiquer l'acharnement thérapeutique, on se consolera en rappelant que la première partie valait à elle seule le déplacement !

 

La suite, ce sera dès ce jeudi soir, à la Pointe Lafayette (un lieu que je vais découvrir), avec la deuxième performance de Brandt, entre autres. Et vendredi soir, on espère qu'il fera sec pour voir Frustration à la Station...