Date : 24 février 2011

 

Cela faisait bien longtemps que je n’avais pas attendu aussi longtemps avant d’entrer dans une salle de concert, mais il faut bien avouer qu’en ce jeudi soir la Machine du Moulin Rouge (anciennement la Loco...) a tout fait pour ralentir les choses : une ouverture des portes plus que tardive, des videurs d’une arrogance rare, tout cela alors que la foule qui se présente est énorme, je n’avais jamais vu la salle aussi remplie, avec un public assez excité quoique loin d’être juvénile, ce qui limitait a priori beaucoup les risques de débordements...

 

C’est donc devant un public attentif que les trois Lillois de Cercueil arrivent sur scène, le guitariste en tête pour une courte intro instrumentale avant que ses deux comparses, la chanteuse-claviériste (et occasionnelle bassiste) et le batteur (et occasionnel clavier), le rejoignent pour un peu plus de 3/4 d’heure d’un set qu’à titre personnel j’attendais avec impatience, entre référence journalistique et présence d’un batteur ex-Gomminé... Le début du set correspond assez à la définition “Electronique / Expérimental / Pop”, il me semble même plutôt électro-pop, mais les choses évoluent assez vite, puisque je retrouve au fil des titres des connexions possibles avec des groupes aussi variés que Rise & Fall of a Decade, pour la partie légèrement cold, ou Ladytron (référence soufflée par ma voisine) pour la partie (très) électronique... Mais ce qui se retrouve quasiment en permanence, c’est la volonté de progression des morceaux, alliée à un côté hypnotique indéniable, qui font qu’il est difficile de rester indifférent face à une prestation qui mise tout sur le son, puisque le trio reste très sobre dans son jeu de scène, et est loin d’en faire trop ! Parfois, on se trouve devant des ambiances plus sombres, qui démontrent une autre facette du groupe, sur lesquelles la voix de la chanteuse se magnifie, en restant toutefois très posée et jamais forcée, c’est sans doute l’un des secrets du groupe ! Et si on aurait aimé que le public manifeste un peu plus son enthousiasme, on reste persuadé que ce concert aura largement satisfait la majeure partie des spectateurs ainsi que le groupe lui-même, qui aura donné envie d’en reprendre une dose à la prochaine occasion !

 

En revanche, il ne m’aura pas fallu plus de 5 minutes avant de confirmer que, décidément, l’électro/techno à la sauce Alan Vega n’est vraiment pas ma tasse de thé, et il faudra donc chercher ailleurs un compte-rendu de la prestation du septuagénaire qui a réussi à faire remuer les foules âgées...

 

Prochain rendez-vous dans 10 jours au Trianon avec les Sisters of Mercy, qui vont devenir résidents parisiens s’ils continuent à jouer ici aussi souvent !