Date : 22 avril 2008

 

Petite cuvée ce soir à la Maroquinerie, où le Festival "Les Femmes s'en mêlent" n'aura pas rempli la salle à moitié ce soir, il faut dire que contrairement à hier l'unité musicale n'était pas à l'ordre du jour, ce qui aura peut-être rebuté certains...

 

Pour entamer les hostilités, les quatre Poney Express viennent nous proposer leur country-folk, invoquant ouvertement les Violent Femmes (et leur dédiant d'ailleurs les femmes de Milwaukee) sans pour autant réussir à insuffler ce grain de folie qui fait tout le sel des concerts du trio américain... Avec un bassiste acoustique, une guitariste acoustique, un batteur/percussionniste à chapeau et une épisodique violoniste (ce qu'on peut regretter, au passage, ses apparitions permettant de varier quelque peu les sonorités du groupe), le chant souvent murmuré étant essentiellement assuré par la guitariste, on oscille entre la ballade folk tranquille qui ne me fait pas vibrer et des titres un peu plus pêchus mais qui ne font tout de même pas grimper aux rideaux, les quelques moments agréables étant souvent gâchés par une lenteur entre les morceaux qui ne permet pas vraiment d'entrer dans le set, et il faut également constater que les interventions orales du bassiste ne sont pas toujours (euphémisme ?) d'un intérêt immense... On notera tout de même que c'est pendant cette prestation que le public sera le plus nombreux dans la salle, et les applaudissements nourris confirment que le groupe a des aficionados... pourquoi pas ?

 

Après des galères automobiles l'après-midi, et une balance expédiée comme conséquence, il est presque logique que le premier titre des France Cartigny, le plutôt calme marié, soit l'occasion de réglages, autant sur la voix encore vacillante de la batteuse/chanteuse que sur les sons de basse et guitare de ses deux comparses... Mais par la suite, cela s'arrangera très vite, et le pop-rock du trio prend toute son ampleur, essentiellement sur des titres issus du petit dernier "les meilleurs", mais aussi sur quelques titres plus anciens comme un jour je qui continue de fasciner, presque 10 ans après... Comme toujours, Daniel et Sylvain se partagent basses et guitares, on peut ainsi se retrouver en configuration classique, ou bien avec deux guitares, ou encore avec deux basses, comme sur ma préférée le temps, et les envolées sur eastwood ou toujours les mêmes alternent avec les plus accessibles et calmes vive le vent ou merde, même s'il n'y a pas un morceau qui ne recèle dans un coin des moyens de distordre la mélodie... Et pour coordonner et animer tout cela, France trouve toujours le petit mot pour sourire au passage, et la bonne humeur n'est même pas entamée par les problèmes récurrents de retours... 3/4 d'heure de plaisir, rien de plus, rien de moins, mais ça fait un bien fou !

 

Venus de Stockholm, the Concretes sont 8 sur scène, et on se demande si cela n'est pas un peu trop : les basse, batterie, guitare, chanteuse semblent évidents, on veut bien admettre un clavier de plus, mais une choriste, un second clavier (orgue-métallophone) et un joueur de tambourin n'apportent pas grand chose à la pop très 70's des Nordiques... On peut avoir des intros assez acérées, mais cela ne dure jamais vraiment, et on a du mal à trouver "festive" (d'après les organisateurs du festival...) cette musique plutôt bien faite au demeurant, mais qui échoue à retenir l'attention du public, qui quitte la salle petit à petit sans regrets... On peut en fait penser que la musique du groupe est plus pensée pour exister sur CD que sur scène, la désaffection des spectateurs semblerait corroborer cette thèse !

 

Jeudi, direction les Instants Chavirés avec 10lec6.