Date : 20 juin 2007

 

Le Trabendo est loin d'être rempli à l'heure de la première partie, heureusement cette carence sera partiellement compensée à l'heure de la tête d'affiche, sans pour autant qu'on se marche sur les pieds...

 

Sexual Earthquake in Kobe (Seik pour les intimes) ne fait pas du post-punk, contrairement à ce qu'affiche leur page myspace, ou bien je n'y connais plus rien ! Le trio lillois est composé d'un hurleur, d'un bassiste au son plus ou moins audible suivant les titres, et d'un bidouilleur qui gère à la fois la boîte à boum-boum et le synthé... et le résultat n'est ni plus ni moins que de l'électro, qui ne semble pas d'une qualité immense d'ailleurs ! Bref, la demi-heure n'est pas insupportable, mais tourne tout de même très vite à la résistance auditive...

 

On les avait découverts l'an passé à la Cigale, puis sur disque, les Anglais de Art Brut reviennent en avant-promo de leur nouvel album, qui promet d'ailleurs ! Alternant nouveaux titres (pump up the volume ou i will survive, qui n'ont rien à voir avec des reprises de vieilles scies) et "vieux" morceaux (nag nag nag nag, formed a band toujours aussi incisif, bang bang rock'n'roll qui fait exploser la fosse, emily kane mon petit préféré, moving to l.a., my little brother...), le quintette s'amuse avec le public pendant un peu plus d'une heure en faisant preuve d'une énergie qui fait bien plaisir ! Le batteur n'a toujours pas l'utilité d'un siège, la bassiste a retrouvé de sa mobilité sans pourtant en faire trop (elle privilégie l'efficacité !), le premier guitariste est excité comme un pou, le second est totalement habité et ira jusqu'à user d'une guitare à deux manches (et 18 cordes en tout, est-ce possible ??), tandis que le chanteur continue à nous faire un mix de Brian Ferry (pour la mèche et le dandysme, essentiellement) et Mark e. Smith (pour l'attitude, la façon étrange de chanter/déclamer les textes, avec le cynisme en moins)... Et la musique, alors ? Du rock, très moderne, avec une pointe de post-punk, énormément d'énergie (je me répète, là), tut cela pour accompagner des textes pointus, très drôles, que le chanteur présente d'une façon pince-sans-rire très appréciable... Un seul regret au final : que cela ne dure pas plus longtemps, évidemment ! Une certitude, en revanche : la semaine prochaine, le nouvel album sera ma propriété !

 

Demain, c'est la Saint-Jack Lang, on ira sans doute à Mains d'Oeuvre.