[Warum Joe] tu quoque...
Date : dimanche 21 juin 2015
Habituellement, la fête de la musique a tendance à me laisser indifférent, voire totalement froid, voire même à m’inciter à cocooner, mais cette année, sur la lancée d’une semaine bien remplie, c’est avec un but bien précis qu’on ose ondoyer entre les fanfares et les joueurs de flutiau pour atteindre le Holy Holster Bar, un troquet bien rock (c’est une définition très généraliste, punk serait plus correct) que l’on n’avait jusqu’alors pas eu l’occasion de tester. Atmosphère (plus que) sympa, tarifs abordables, bière pression (Saint-Omer) excellente, on comprend que la foule se soit rapidement accumulée dans la rue – à l’intérieur, l’espace se rétrécit très rapidement, et n’est pas extensible…
Puisqu’on n’a pas prévu d’y passer la nuit, besoin de rattraper un peu de sommeil oblige, cela tombe plutôt bien que ce soit Warum Joe qui débute la soirée, avec à peu de choses près les soixante minutes habituelles de retard sur l’horaire annoncé, mais cela laisse à chacun le temps de s’installer, qui collé à la porte des toilettes, qui inscrit dans le porte-manteau, et le ventilateur qui semblait souffler le froid pour rien s’avère rapidement faire défaut lorsqu’on le retourne, tant la chaleur s’installe brutalement dès que la musique commence. Enfin, c’est un bien grand mot, car sur les deux premiers morceaux on n’entend quasiment pas les guitares, le concept du concert « plug and play » (Nicus ©) atteint donc ses limites quand un minimum de balance est nécessaire ; heureusement les choses reviennent assez rapidement dans l’ordre et on finit par obtenir une acoustique plus que correcte, on entend même désormais parfaitement (ou presque) le chanteur, et on peut se concentrer sur ce qui sort des enceintes. Tant pis donc pour sang famille et une case de vide, on espère que la prochaine fois ils ne seront pas sacrifiés, mais focalisons-nous sur la suite du set, qui va satisfaire les plus anciens (nombreux) comme les plus jeunes (nombreux aussi), puisque la set-list va allègrement mélanger les époques, allant jusqu’à intégrer les quatre nouveaux titres encore inédits (parution dès que… possible !) qui ne déparent nullement au milieu de tchang, le camionneur ou tu quoque (liste non exhaustive et aléatoire puisqu’il n’y a ici rien à jeter). Le public, bien dense et proche du groupe jusqu’à toucher les pieds de micro, danse et reprend les morceaux en chœur, de manière un peu statique au départ avant que cela ne parte un poil en sucette, ça finit par pogoter, avec une totale bonne humeur et sans violence, ça va même jusqu'à slammer , quitte à effleurer le matériel accroché au plafond (bas), et si quelques bières volent plus ou moins bas (une pinte entière sur la jambe, ça fait de drôles de sensations), c’est toujours avec le sourire. Et après avoir achevé les spectateurs avec un enchaînement bogota/datcha, le groupe finit par laisser la place, cela n’a duré « que » 50 minutes (on en redemande le plus vite possible !) mais il reste encore de la musique derrière, et il me faut aller prendre un peu l’air, histoire de finir de sécher et de reprendre mon souffle. J’avoue même avoir fini par déserter peu après, esquivant à regret la prestation entre autres des Holy Holster (je n’ai pas encore testé Harassment ni les Bitch Slappers), pas par manque d’envie mais par nécessité de rentrer at home avant de s’écrouler sur place : parfois, on sent qu'on n'a plus vingt ans…
Set-list :
- Sang famille
- Une case de vide
- Mauser fucker
- Carpates show
- Love me tendo
- Idi Amin
- Selfie (new)
- Tchang
- Le camionneur
- Sniper (new)
- El Condor
- Loto critique
- Ice Crime (new)
- Les avortons
- Tu quoque
- Je tue il (new)
- Bogota
- Datcha
La suite, c’est du repos jusque début juillet. Mais comme ça reprendra, à Sète, avec une scène Shériff/Burning Heads/LSD, ça vaut le coup d’attendre…