[Paddock & Breakfast] concert & paddock
Date : vendredi 18 mars 2022
C'est vendredi, la semaine a été longue et fatigante, on se dirige donc vers le Gambetta (6 ans après y avoir mis les pieds la dernière fois avec Panik) avec l'objectif de ne pas trop traîner - demain soir, le risque de rentrer tard est élevé ! En arrivant sur les coups de 20h, on voit une longue queue dans la rue de Bagnolet, mais c'est surtout pour la Flèche d'Or voisine, le bar où l'on se rend est bien plus calme, et si on se compte sur les doigts des deux mains à 20h10, il faut bien que la soirée démarre : à 23h, les concerts doivent être terminés...
On avait raté le duo Paddock & Breakfast la semaine dernière à la Pointe Lafayette, c'est donc une séance de rattrapage pour les quelques happy few qui se sont déplacés, en mode accéléré puisque le groupe ne va pas atteindre la demi-heure de prestation. Cela démarre avec artist, tiré du 1er 45T éponyme, et si le batteur perd rapidement l'une de ses baguettes, c'est sans doute plus par volonté de jouer rapidement que par fébrilité, puisque par la suite tout se passera bien de son côté. La guitariste-chanteuse, elle, assure comme toujours dans un mode tranquille d'apparence, enchaînant les titres comme à la maison, avec assez rapidement dans la set-list le forbidden zone du 2e 45T, qui vient de sortir, et qui m'évoque étrangement les Blood Red Shoes dans le son de guitare. Les deux autres groupes à l'affiche semblent apprécier ce qui leur est offert, il faut bien dire que c'est plutôt carré, et que la batteur, plus visible qu'à l'International, par exemple, est plutôt impressionnant, musicalement et visuellement. La reprise de "Signé Furax", l'hymne des babus, est l'occasion de remonter quelques décennies en arrière, mais vaut le coup d'oreille, et on apprécie d'entendre une nouvelle composition, baptisée 55 ans, sans avoir besoin d'en expliquer le pourquoi... Au final, mis à part quelques larsens probablement inévitables dans ces lieux, c'est une belle prestation, on aura également apprécié la reprise du secret de Pierre & Bastien, bien éloignée de la version originale et qui lui donne un autre sens en étant interprétée par une chanteuse, bref cette petite visite valait le coup !
Et en traînant un peu, à discuter/regarder le second groupe se mettre en place (difficilement, le batteur ayant des problèmes avec son instrument), on reste le temps d'un premier titre de C’KOI Z’Bordel, pas assez pour pouvoir juger du "métal punk chanté en français" du trio (il y a quand même des solos de guitare...), et à l'issue de celui-ci le probable patron des lieux se plante devant la scène et commence à râler en estimant que la musique est trop forte, qu'il risque la fermeture administrative, bref on retrouve le Gambetta tel qu'on en avait conservé le souvenir... On parierait que cette injonction à baisser le niveau sonore est ne lien avec le peu de monde, ce qui ne lui permet donc pas d'écouler suffisamment sa pisse d'âne, et j'en profite donc pour m'esquiver, presque rassuré de voir que la réputation du lieu ne risque guère d'évoluer dans les années à venir...
La suite, c'est dès ce samedi soir, on va découvrir le Tapis Rouge à Colombes, où les Zuluberlus fêtent leurs 30 ans...