[Warum Joe] peine totale
Date : 11 janvier 2007
Cette deuxième soirée du festival Maroq'n'Roll a commencé pile à l'heure, c'est-à-dire bien 3/4 d'heure plus tôt que la soirée d'hier... Résultat : on n'arrive qu'à la toute fin du set de Generic, qu'on ne peut guère juger... Disons tout de même que le duo guitare-batterie, aidé par des enregistrements, semble très bruyant et bruitiste, et que les survivants de Second Rate sont encore plein de hargne !
Pas de surprise avec les Nantais de Justin(e), dont le set n'avait guère enthousiasmé il y a quelques mois au Glaz'Art : on retrouve encore une fois une fascination évidente pour les Zabriskie Point (le premier morceau du set est d'ailleurs la reprise de je suis une machine), et pas beaucoup plus... Pour ne rien arranger, le bassiste se serait perdu au Mans, et le quintet se retrouve quartet après 2 titres, gentiment épaulés qu'ils ont été par un ami de passage... Bien sûr, on peut dire que c'est punk, mais sans inventivité, le chanteur est conscient de ne pas se faire comprendre, mais "c'est pas grave parce qu'on joue du punk !" (l'alibi à 2 balles des faibles d'esprit, sans doute... il n'a qu'à reprendre du Exploited, ça lui éviterait la comparaison avec les Zab' !), les guitaristes arborent des T-Shirts Rancid et AC/DC pendant que le batteur clame son admiration pour les Guns'n'Roses... pas très fin tout cela, et on comprend que la salle se vide petit à petit...
Les anciens sont là pour remettre de l'ordre... dans un désordre sympathique ! Les 6 Warum Joe ont du mal à éviter les larsens, à trouver la bonne balance, le chanteur oublie régulièrement les paroles des chansons, il y a certains pains dans les guitares, on n'entend pas toujours très bien les claviers et les boîtes à rythmes, et pourtant on pardonne : balayant toute leur carrière (depuis 1981, et pas plus d'une demi-douzaine d'albums...) en livrant des versions rénovées de chaque morceau, nos quadras punks font rapidement vibrer le public varié (mélange anciens/jeunes keupons). Il y a bien sûr plusieurs morceaux du dernier album "au milieu de ta forme", mais on remonte allègrement le temps en écoutant bogota, dactylo ou fulminate, et les cfc ou datcha (si, si, on l'a eu !) sont bien sûr accueillis comme ils le méritent... Une mention spéciale à vent divin, en version sublimissime, et à l'adaptation germanisée du beat on the brat des Ramones, plus connue sous nos contrées sous l'appellation gut gespielt, et qui vaut son pesant de cacahuètes sans beurre ! En somme, le concert espéré ou presque, en espérant qu'il ne faudra pas attendre encore 7 ans avant de les revoir sur une scène...
La suite, c'est Mondragon, un quatuor à chanteuse, qui se réclame du crust'n'roll, ce qui se traduit par des hurlements sur des musiques pas désagréables, et surtout des interventions inter-chansons d'une durée capable d'épuiser toutes les réserves de patience des spectateurs lambda... Ben oui, il y a eu désertion, il faut bien l'avouer...
Prochain concert ? théoriquement, ce sera jeudi prochain 18 à la Maroquinerie (encore !) avec The Automatic. Ou plus tôt s'il y a lieu.