Canalblog Tous les blogs Top blogs Musique & Divertissements Tous les blogs Musique & Divertissements
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
MENU
l'ayatollah du rock
Publicité
15 septembre 2014

[Eldorado Music Festival]

Date : lundi 15 septembre 2014

 

Pendant que la communauté punk française pleure son Schultz, trop tôt disparu, le Café de la Danse, dans une atmosphère très chaude où les odeurs vont parfois jusqu'au nauséabond (peinture neuve ? autres explications ?), accueille en ce lundi soir l'Eldorado Music Festival, dans sa version décalée et pas forcément grand public, ce qui n’empêchera pas la salle d'être bien remplie dès le deuxième groupe, et une fois n'est pas coutume les retardataires auront eu bien tort de l'être !

Car si en première approche la notion de « no future wave » peut laisser pour le moins circonspect, on s’aperçoit très rapidement que le duo Violence Conjugale n’est pas un duo électro de base de plus, mais possède des qualités qui le placent hors de portée de pas mal de ses congénères… En effet, si on est dans un registre totalement synthétique qui ne devrait théoriquement pas me convenir, et ce d’autant plus que les sonorités nous ramènent en plein cœur des 80’s, nos deux Belges réussissent à tout emporter grâce à une présence scénique hors pair, une façon de danser très deuxième degré associée à un humour omniprésent (et pas lourd du tout), et surtout par l’association d’un chant évoquant furieusement Charles de Goal et de musiques qui appellent tant Suicide que Sigue Sigue Sputnik, voire CDG himself. Les paroles sont en français (en wallon, plutôt), suffisamment bien articulées pour qu’on comprenne qu’elles ne sont pas niaises non plus, l’autodérision déride pas mal de visages dans le public, et si on a du mal à reconnaître la reprise annoncée de Robert Palmer (klaus kinski, info ou intox ?), cela n’abaisse en rien le niveau de sympathie que le groupe peut créer parmi les spectateurs. On a même droit à la chanson homosexualis discothecus, destinée selon ses auteurs à devenir « l’hymne de la Gay-Pride », autant dire que ceux qui sont rentrés dans le concept sont totalement sous le charme, et qu’on n’aurait rien eu contre un dépassement des ¾ d’heure syndicaux, comme quoi je peux redemander des doses de synthétique (même si c’est rare).

 

La suite n’est malheureusement pas du même acabit… En effet, si the Feeling of Love est attendu par une bonne partie du public avec une impatience non dissimulée, il ne me faudra pas longtemps avant de comprendre que le « post garage shoegaze » assumé par le quatuor n’est pas vraiment ma tasse de thé… Pourtant, un groupe avec deux guitares, une batterie et un clavier, ça pourrait donner des choses intéressantes, mais l’entrée en matière est pour le moins mollassonne, et si cela s’énerve un peu par la suite, il reste toujours en permanence une touche de pop qui me dérange. On a beau mettre des envolées guitaristiques, cela ne se métamorphose pas forcément en énergie, et même le remplacement d’une guitare par une basse ne suffit pas à insuffler cette volonté d’en découdre qui pourrait pousser le groupe du bon côté de la Force. Pire, on a le sentiment que les musiciens eux-mêmes se font plaisir, mais que cela ne peut nous atteindre, ô pauvres spectateurs, et ce ne sont pas quelques accents réverbérés ou quelques guitares saturées ici ou là qui nous font escamoter le sentiment désastreux qu’on est plus proche du prog-rock des 70’s que d’un rock pêchu (voire punk) de la même période… Bref, là les 45 minutes paraissent bien longues, en sus on est mal assis sur les sièges orange, et on a du mal à étendre ses jambes, alors si on se réjouit lorsque le guitariste-chanteur vient faire un tour dans la fosse, c’est bien parce qu’on sent que c’est bientôt la fin ! De mon côté, je n’en reprendrai pas, merci…

 

La tête d’affiche (théorique, vu que les groupes ont droit au même temps sur scène), c’est le duo mixte bordelais Magnetix, que l’on retrouve sur scène pour la cinquième ou sixième fois, on n’attend donc pas forcément de surprise de ce set, mais simplement ce que le groupe sait faire, c'est-à-dire un garage punk bien balancé, porté par une batterie quasi monolithique mais d'une précision parfaite, et d'un chant qui accompagne les parties de guitare saturée de manière à évoquer les glorieux anciens, en commençant bien évidemment par les Cramps qui pourraient bien être les auteurs d'une bonne proportion des titres... Cela démarre d'ailleurs de manière presque sage, le son est propre et il prend un peu de temps à emplir la salle, mais dès que chacun (musicien comme technicien) est calé, le public peut s'en prendre plein les oreilles, et visiblement apprécier ça, on a droit à un set rodé, presque trop tant on aime le côté tangent du groupe ! En effet, ce soir on n'a pas le sentiment d'être au bord de la falaise, c'est pourquoi on apprécie la prestation avec ferveur, en appréciant par exemple les parties basses qui rentrent bien dans le plexus, mais on a assisté à des sets bien plus rudes et "limite" du duo, ce qui place le concert de ce soir dans la catégorie des "bons concerts", sans aller jusqu'au "très bon". Peut-être les limitations temporelles (les 3/4 d'heure, ne pas dépasser 22h30) ont-elles également eu un impact sur les musiciens, mais cela ne nous empêchera bien évidemment pas d'en reprendre une couche dès qu'on en aura l'occasion, et le plus tôt sera évidemment le mieux !


La suite, ce sera sans doute le 27 avec le retour des Olivensteins, mais cela pourrait également être la veille puisque le Plan invite the Fall pour son inauguration...

 

Publicité
Commentaires
l'ayatollah du rock
  • Chroniques de concerts/albums/autres, et beaucoup de mauvaise foi... A venir : 22/07/26 Clamm 23-26/07/26 Binic 13/09/26 Flamin' Groovies 25/09/26 Black Box Recorder 26/09/26 Scott Mccloud 17/10/26 Washington Dead Cats
  • Accueil du blog
  • Créer un blog avec CanalBlog
Publicité
Archives
Publicité
Pages
Derniers commentaires
Newsletter
19 abonnés
Visiteurs
Depuis la création 100 577
Publicité
Publicité