[Lézard] dans la danse
Date : 17 septembre 2005
On frise le pléonasme quand on parle d'un public jeune ce soir à la Java, puisque la moyenne d'âge devait à peine friser les 18 ans, ce qu'on peut prendre pour un bon signe pour l'avenir du rock... ou pour la popularité d'une prof de musique de collège...
Pour entamer les hostilités, Lézard vient nous proposer son set pourvu de morceaux bien sombres, bien calibrés, et aux influences très nettement curiennes voire strangleuses, mais également d'autres morceaux laissant un peu plus sur sa faim... Si le trio est capable d'enthousiasmer, avec un batteur d'un stoïcisme à toute épreuve et une bassiste sculpturalement efficace, et si on comprend mieux après ce set la connexion avec un groupe tel qu'Acwl, on peut tout de même persister à penser que le meilleur est à venir, si toutefois le groupe accentue son côté sombre (reprise de Nine Inch Nails, un bon exercice pour les orthophonistes) plutôt que son côté pop bien moins convaincant pour l'instant.
Les héros d'un soir de la (très) jeune génération sont quatre, paritaires, et d'appellation Cordelia, ce qui doit avoir une signification dont le sens m'échappe à l'heure actuelle... Le trio "de base" basse-guitare-batterie se voit ajouter un clavier Korg, et si la plupart des morceaux comportent des parties intéressantes, il y a toujours quelque chose qui coince : souvent les chœurs, parfois le chant, inévitablement les claviers, et comme la reprise est un morceau des Pixies, ils ne risquent pas d'emporter mon enthousiasme !
Bref, ce n'est pas le pire groupe que j'ai vu, loin de là, mais il va falloir qu'ils se règlent très sérieusement s'ils veulent me voir me trémousser au milieu de leurs fans pré-nubiles...
Prochain RDV prévu dès jeudi avec le retour de didier Super et son cynisme de bon aloi.