23 août 2014
[Rock en Seine 2014] samedi (très court)
Date : samedi 23 août 2014
Après un vendredi bien usant, le samedi s'annonce d'autant plus reposant que la programmation ne m'intéresse qu'à partir du début de soirée. Ajoutez à cela des problèmes de plomberie domestique à régler juste avant de partir, et on réduit encore plus le programme prévisionnel...
En arrivant bien après 19h15 au Parc de Saint-Cloud, la foule est déjà bien dense, on irait même jusqu'à dire plus que la veille même si cela reste subjectif comme sentiment, et on passe rapidement devant la Scène de l'Industrie, où Cheveu continue un set bruitiste auquel je persiste à ne pas accrocher, pour se diriger vers la Grande Scène, où Portishead ne va pas tarder à entamer son set, devant un public qui se rassemble rapidement pour n'en point rater la moindre miette, et à 20h45 pétantes, dès la fin du clip explicatif (et très clair) du mouvement des intermittents, les écrans affichent un P bleu, les musiciens arrivent, et entament un set avec un titre plutôt pêchu, la guitare acérée venant compléter une rythmique (basse-batterie-percus) que les claviers ne viennent pas atténuer, avant que Beth Gibbons ne s'accroche à son pied de micro pour imprimer son chant si particulier aux morceaux à l'origine aisément reconnaissables. On le sait, la chanteuse n'est pas une fana des concerts, cela explique sans doute que le jeu de scène est inexistant, et ceux qui ne distinguent que partiellement la scène ne ratent pas de spectacle particulier, cela est compensé par des vidéos sur un bon nombre de morceaux, allant du dessin animé (avec une grosse influence du clavier, et la guitare acoustique qui a remplacé la guitare électrique pour le coup, ce qui aboutit sans doute au titre le moins intéressant du set) à des images de bâtiments abandonnés, en passant par des images de la scène, mais suffisamment travaillées ou en flashes pour ne pas aider à voir ce qu'il s'y passe... On aura même droit à des images d'actualité, correspondant au mouvement des intermittents, signe que le groupe s'adapte, au moins visuellement, aux lieux où il opère.
Musicalement, c'est à un mélange des trois albums auquel nous sommes conviés, du trip-hop originel à un son plus électronique (chase the tear, évidemment) en passant par des sonorités plus post-urbaines, quasiment post-industrielles, et les images sont évidemment bien adaptées à chaque chanson, et si mysterons fait l'objet d'une version extrêmement tendue, qui s'éloigne de l'originale par sa force au niveau de chaque instrument, d'autres titres (glory box, jouée presque sans fioritures, ou à un degré moindre sour times) sont bien plus fidèles aux versions studio, et de ce fait peuvent presque décevoir, tant on peut attendre ou espérer sur scène avoir des modifications notables dans les orchestrations. Par exemple, wandering star est exécutée presque a cappella, de façon totalement dépouillée, et l'émotion est bien plus évidente dans ce genre de cas. Au bout d'une heure, le groupe quitte la scène, mais c'est pour mieux revenir, avec un roads plus qu'honorable, avant de clore l'heure avec un vrai morceau post-indus, qui laisse les spectateurs pantelants, quasi titubants au milieu de la nuit désormais tombée, et certains mettront du temps avant de retomber sur Terre après une prestation qui aura marqué les esprits !
Résultat, on n'attendra même pas la suite du programme, et on se contentera de rentrer pour mieux profiter du dimanche, dernier jour du festival, avec en vue les Blood Red Shoes (dès 14h30 !), et d'autres choses intéressantes, dont le compte-rendu vous en sera fait le plus vite possible.
En arrivant bien après 19h15 au Parc de Saint-Cloud, la foule est déjà bien dense, on irait même jusqu'à dire plus que la veille même si cela reste subjectif comme sentiment, et on passe rapidement devant la Scène de l'Industrie, où Cheveu continue un set bruitiste auquel je persiste à ne pas accrocher, pour se diriger vers la Grande Scène, où Portishead ne va pas tarder à entamer son set, devant un public qui se rassemble rapidement pour n'en point rater la moindre miette, et à 20h45 pétantes, dès la fin du clip explicatif (et très clair) du mouvement des intermittents, les écrans affichent un P bleu, les musiciens arrivent, et entament un set avec un titre plutôt pêchu, la guitare acérée venant compléter une rythmique (basse-batterie-percus) que les claviers ne viennent pas atténuer, avant que Beth Gibbons ne s'accroche à son pied de micro pour imprimer son chant si particulier aux morceaux à l'origine aisément reconnaissables. On le sait, la chanteuse n'est pas une fana des concerts, cela explique sans doute que le jeu de scène est inexistant, et ceux qui ne distinguent que partiellement la scène ne ratent pas de spectacle particulier, cela est compensé par des vidéos sur un bon nombre de morceaux, allant du dessin animé (avec une grosse influence du clavier, et la guitare acoustique qui a remplacé la guitare électrique pour le coup, ce qui aboutit sans doute au titre le moins intéressant du set) à des images de bâtiments abandonnés, en passant par des images de la scène, mais suffisamment travaillées ou en flashes pour ne pas aider à voir ce qu'il s'y passe... On aura même droit à des images d'actualité, correspondant au mouvement des intermittents, signe que le groupe s'adapte, au moins visuellement, aux lieux où il opère.
Musicalement, c'est à un mélange des trois albums auquel nous sommes conviés, du trip-hop originel à un son plus électronique (chase the tear, évidemment) en passant par des sonorités plus post-urbaines, quasiment post-industrielles, et les images sont évidemment bien adaptées à chaque chanson, et si mysterons fait l'objet d'une version extrêmement tendue, qui s'éloigne de l'originale par sa force au niveau de chaque instrument, d'autres titres (glory box, jouée presque sans fioritures, ou à un degré moindre sour times) sont bien plus fidèles aux versions studio, et de ce fait peuvent presque décevoir, tant on peut attendre ou espérer sur scène avoir des modifications notables dans les orchestrations. Par exemple, wandering star est exécutée presque a cappella, de façon totalement dépouillée, et l'émotion est bien plus évidente dans ce genre de cas. Au bout d'une heure, le groupe quitte la scène, mais c'est pour mieux revenir, avec un roads plus qu'honorable, avant de clore l'heure avec un vrai morceau post-indus, qui laisse les spectateurs pantelants, quasi titubants au milieu de la nuit désormais tombée, et certains mettront du temps avant de retomber sur Terre après une prestation qui aura marqué les esprits !
Résultat, on n'attendra même pas la suite du programme, et on se contentera de rentrer pour mieux profiter du dimanche, dernier jour du festival, avec en vue les Blood Red Shoes (dès 14h30 !), et d'autres choses intéressantes, dont le compte-rendu vous en sera fait le plus vite possible.
Publicité
Commentaires
R