[Black Rebel Motorcycle Club] all you do is talk
Date : 20 novembre 2007
Après une belle manifestation rapide sous la bruine, il restait à se rendre à l'Élysée, enfin pas celui du nabot, mais l'Élysée Montmartre, qui affichait complet, à tel point qu'il faisait bien chaud dans la salle...
Pas de première partie, sauf si elle avait commencé et fini avant l'heure, mais il est 20h15 lorsque les Black Rebel Motorcycle Club arrivent sur scène, un trio batterie/2 guitares qui évoluera rapidement en basse/batterie/guitare de bon aloi... L'arrivée juste après le psychotic reaction des Count Five a tendance à faire croire à un concert très garage, ce que semble confirmer le premier titre, mais par la suite on pense très fort aux Jesus & Mary Chain (les puristes m'en voudront-ils ?), avec des sons s'en rapprochant pas mal sans que la musique en soit la copie conforme d'ailleurs... On a également un orgue qui pourrait faire croire à un retour du garage, mais il sera finalement assez peu utilisé (qui a dit tant mieux ?), essentiellement en intro, mais dans l'ensemble on a droit à un rock'n'roll hésitant à pencher carrément vers la noise, avec des morceaux qui s'enchaînent sans interruption ou presque (il n'y aura guère que 4 ou 5 phrases prononcées à l'intention du public, dont 2 dédiant une chanson à un certain Charles), et il faut attendre une bonne heure avant que le trio se calme un brin, laissant alternativement le bassiste puis le guitariste seuls avec une guitare acoustique (et un harmonica pour le guitariste), pour 3 titres appelant plus Dylan qu'Elvis, mais cela ne dure pas, puisqu'il y a encore des titres rock à suivre... Au bout d'1h30, le trio s'arrête (enfin, pourrait-on dire...), pour une pause n'excédant pas 2 minutes, et revient illico pour boucler un concert qui aura duré 2 heures, et qui aura constitué un grand moment et une grosse claque à la fois... Pourquoi avoir attendu autant avant de découvrir ces Américains ? On se le demande bien...
Demain, c'est repos (et en plus c'est l'anniversaire de Soon !), et jeudi c'est reggae, avec Horace Andy, toujours à l'Élysée...