[Loly Boam] sick my duck
Date : 10 juin 2007
Pendant que les veaux faisaient encore étalage de leur intelligence crasse dans les urnes, le Zorba proposait quelques "jeunes" groupes d'obédience punk dans son sous-sol à l'acoustique décidément difficile...
Yperite est un quatuor (basse/batterie/guitare/chant) qui fait dans le punk 80's pas désagréable, même si on ne comprend guère les paroles (en français, d'après les titres...) ! Si chaque morceau est l'objet d'une dédicace, on peut regretter la présence inopportune d'un bon nombre de solos de guitare totalement intempestifs, qui gâchent pas mal l'allure générale du groupe, alors qu'une simplicité dans l'interprétation aurait largement suffi à notre bonheur...
Les No-TV sont quatre également, mais là le chanteur (très jeune, sans doute le seul de la soirée !) est muni d'une guitare, et chante en anglais, ce qui va tout à fait avec le punk à roulettes très américain proposé ! La reprise du you can be evil (je crois...)des Uncommonmenfrommars confirme cette tendance très nette, et si la fin du set tourne légèrement à l'emo/screamo, l'ensemble est plutôt bien carré, et une réussite dans le genre, si on excepte la batterie qui aura fait rapidement très mal aux oreilles !
Les Loly Boam sont 4 également, avec une chanteuse sans guitare et un guitariste à kazoo... La réputation est faite sur l'histoire du guitariste et du batteur (2 ex-Cadavres...), mais on ne reconnaît pas nécessairement immédiatement la filiation : les lieux y sont peut-être pour quelque chose, mais on n'entend quasiment que la basse, on a donc du mal à deviner les mélodies, et la chanteuse en fait beaucoup trop à mon goût, autant dans ses attitudes sur scène (c'est une image, seule la batterie est légèrement surélevée) que dans ses incursions au milieu du public... La reprise/adaptation du ex-fan des sixties de Gainsbourg/Birkin en ex-fan des eighties est gentille sans faire rêver, et il faut en fait attendre la fin du set et les 4 "vraies" reprises pour se faire réellement plaisir : Bulldozer (l'ogre bolchevique, très bon !), Sheriff (ça sert à rien), Rivieras (california sun, plus connue en France par OTH sous le titre le soleil de midi) enchaînée avec le do you wanna dance des Ramones, bref du classique ! Que dire de plus, sinon qu'une acoustique honorable et une balance plus équilibrée pourraient peut-être faire changer d'avis à leur propos...
Mardi, on ira tester les Reel Big Fish à la Boule Noire.