[the Long Blondes] plâtre et ciment
Date : 29 mars 2007
Encore une toute petite cuvée ce soir, au Trabendo pour changer, avec à peine une demi-salle lorsque j'atteins les lieux... Il ne faut pas en attendre beaucoup plus, puisque Gülcher termine déjà son set, apparemment très pop, avec un son assez mauvais (sur les 3 minutes entendues), qui ne dérange pas trop les gens qui se sont reculés pour lire... On retestera une autre fois, quand on arrivera à l'heure...
Le quintet anglais a déjà été testé il y a quelques mois à la Maroquinerie, et avait laissé un bon souvenir, quoique assez embrumé... The Long Blondes est formé de 3 filles (chanteuse, bassiste, guitariste-clavier) et deux gars (batterie et guitare), dans un équilibre assez étonnant : si la chanteuse est plutôt pétulante, la guitariste et la bassiste se la jouent très détachées, le guitariste gaucher joue à l'envers sur une guitare de droitier, et le batteur est quasiment en permanence en train de rire... Dès les premières mesures, un afflux de souvenirs nous assaille : Blondie, Cindy Lauper, Bananarama, tout un pan de la scène du début des 80's semble revenu nous inciter à nous trémousser, des fulgurances du Tigre traversant l'espace-temps pour nous aider à nous remuer l'arrière-train... Très vite, c'est une autre figure qui transparaît (sans doute pas pour tout le monde, je vous l'accorde), celle de Lene Lovich : dans un registre de voix qui manquait cruellement hier soir, la chanteuse bien accompagnée nous ramène un quart de siècle en arrière, sans pour autant qu'un quelconque anachronisme n'émerge. Nous sommes bien en 2007, il n'y a pas de revival, mais ces jeunes gens se démarquent de leurs congénères par leur savoir-faire réel caché derrière une nonchalance bien feinte... Certains spectateurs hurleront à l'arnaque quand le groupe quittera la scène après 40 petites minutes, mais quand on sait que la chanteuse a passé la journée à se vider tripes et boyaux (puisqu'il faut être précis), on comprend qu'elle est allée au bout des ses forces, et que la prochaine venue en France nous permettra de les apprécier sur une durée plus conforme à ce qu'ils méritent !
Samedi, c'est direction l'inconnu (Savigny le Temple) avec Gomm et Mademoiselle K (j'en connais qui ricanent d'avance...).