[Pravda] i wanna be your god
Date : 27 mars 2007
Pas ou peu de looks hors normes ce soir à la Loco, ce qui sort un peu de l'habitude... Il y a pourtant pas mal de monde, assez étonnamment, mais plutôt décontractés, hormis l'habituel à toque ou les rois des lunettes noires !
Le duo de The Penelope(s) est en réalité un trio, qui arrive sur scène avec des jolis masques, et des vêtements particuliers : le chanteur principal est en costume rouge, le clavier principal est en costume blanc, et le deuxième clavier en blouse blanche. Pour être précis, le chanteur principal a aussi un clavier, et s'il arbore une basse sur le premier morceau, on ne l'entend pas du tout... On a droit à de l'électro de base, qui tend très rapidement vers de la techno de base, où rien n'est joué, les quelques sons écoutables étant déjà enregistrés, et l'apparition de Samy Birnbach ne rehaussant pas nécessairement l'opinion que j'avais de Minimal Compact... Bref, nulle surprise de ne pas entendre de différence entre le groupe et le set du DJ qui suit, vu le manque d'originalité ambiante !
Bien remis des problèmes les ayant empêchés de jouer samedi, les deux Pravda sont en pleine forme et durant 3/4 d'heure bien carrés nous présenteront leur album, de soyuz à tu es à l'ouest, avec une version cahotiquement excitante de ace of spades, et un morceau non reconnu (un nouveau ?) au niveau des autres... L'électro-rock du duo marche bien, le son cheap du synthé est plus rigolo qu'énervant, et la basse de Sue (la guitare également sur deux titres) est toujours plus maîtrisée, et c'est bien elle qui mène la danse, Mac restant quelque peu en retrait... que Sue joue avec sa veste sur le dos ou sans, avec juste de 1 à 3 bandelettes de scotch autour du torse ! C'est donc un set très réussi, très pro, sans pour autant l'être trop... on attend de les revoir dans un mois !
Le Général m'avait prévenu : je risquais d'être déçu par Ladytron ! C'est vrai que 7 claviers pour 6 musiciens, ce n'est pas pour me rassurer... Sachant qu'il y a une bassiste et un batteur (classique et électronique), et que le guitariste a sans doute omis de brancher son ampli, c'est à une musique très synthétique que nos conduits auditifs sont soumis, et pourtant tout n'est pas à jeter : les voix pas trop éthérées sont bien agréables, et il y a quelques rythmes bien tournés... Cela n'incite tout de même pas à rater le dernier métro pour en voir la fin, et on part sans trop de regrets...
Demain, on teste Hey Gravity à la Maroquinerie.