[Hushpuppies] i'm gonna say no
Date : 19 janvier 2007
C'est vendredi, et l'Élysée Montmartre est bien remplie quand les quatre GoGo Charlton arrivent sur scène : 2 guitares, basse, batterie, ça s'annonce pas mal... Bon, le premier titre est un peu mou, genre pop-rock pour radios sans risques, mais il y a encore de l'espoir... le deuxième titre aussi laisse encore ses chances au groupe, même si on sent que les références se délitent au fur et à mesure : un genre de très mauvais Rise and Fall of a Decade, ou des classiques Indochine ou Echo et ses hommes lapins... Mais quand le premier guitariste lâche son instrument pour se retrouver derrière deux énormes claviers, on tremble... à raison ! Car là, c'est Mr Orange qui revient en force, appelant à la rescousse JM Jarre et Genesis réunis, pour de longues, interminables plages plus ou moins planantes, avec au passage un grand nombre de passages joués faux... Ben non, c'était pas bon !
La salle est maintenant quasi pleine, et devient chaude lorsque les cinq Hushpuppies arrivent sur scène : visiblement, les Français sont en terrain conquis, et rares sont ceux qui comme moi ne sont venus qu'après avoir été conseillés par nombre d'amis (au vu de la soirée, le terme devient un peu fort...) ! D'entrée, on sait où on va : une intro très Elton John, avec le chanteur et le guitariste aux voix, et le claviériste comme seul musicien... Ben oui, on se retrouve devant le colosse de Rhodes, un immonde orgue qui fait plein de bruit, et qu'on ne peut que supporter pendant tout le concert... Bien sûr, certains diront que la musique est très sixties (c'est vrai), que le chanteur a du charisme (sans doute pour les très jeunes filles présentes en force devant la scène), qu'on peut penser aux Stones '69 (pourquoi pas...) et qu'ils ont de bonnes références (d'accord, mais les réinterprétations toutes en fadeur de i'm not like everybody else et pump it up ne feront pas s'extasier les fans des Kinks et d'Elvis Costello), il n'empêche : pour un organophobique, c'est une douloureuse expérience que ces 80 minutes... Pour être honnête, les 40 dernières secondes sont très bien. Pour rester honnête, c'était une soirée pourrie à oublier rapidement.
On espère se consoler dimanche soir à la Loco avec les ancêtres Alien Sex Fiend.