[Suicide Twist] garage, ô désespoir...
Date : 9 septembre 2006
Soirée "Suicide Twist" à la Flèche d'Or, ce qui a priori ne signifie pas grand-chose...
Le quatuor qui entame les hostilités est présenté comme rock/pop-punk, ce qui dans les faits se traduit par une musique oscillant entre NY Dolls et Franz Ferdinand... Malheureusement, les Hofner Bang Account ont un chanteur ! S'il chante faux, ce n'est pas problématique... en revanche, son insupportable façon de chanter empêche de se concentrer sur la musique, et on reste donc plutôt sceptique et dubitatif à la fin de la prestation... à tel point que personne ne réclamera de rappel, ce qui surprendra jusqu'aux organisateurs puisqu'une bonne partie du public était constituée d'amis du groupe !
Même type classique de formation pour les Néerlandais de 125 (prononcer wane tou faïve), qui nous proposent un garage/pub-rock assez classique, mais tout à fait audible ! Bien sûr, on a parfois l'impression d'entendre des reprises (when i was young ou fortune teller) sur des morceaux originaux, et il y a également un sentiment de répétition entre deux morceaux, mais on reste en fin de compte sur une bonne impression, sans surprise.
Les deux premiers morceaux (guitare et basse avec boite à rythmes) du duo mixte belge Momo Lamana sont plutôt mous, les deux suivants encore plus difficiles à supporter (on remplace la guitare par un orgue !), mais par la suite les choses s'arrangent : même si l'orgue reste présent, la guitare reprend le dessus, les morceaux prennent un peu de rythme, et on se retrouve avec un genre de Cramps/Suicide plutôt sympa, qui semble reprendre en espagnol le ça plane pour moi/jet boy jet girl méconnu des spectateurs, globalement le garage rock du duo est assez excitant et pourrait permettre de terminer sur une bonne note...
Malheureusement, il y a une "performance" à suivre... Muzikasphaera est un avatar du très barré Aqua Nebula Oscillator (vu dans Tracks), et cela s'entend : le trio percussions à l'os/sitar/guitare/claviers démarre dans un genre psyché oriental, avant de faire rentrer en transes les adeptes du genre en faisant monter et durer une musique que certains qualifieront d'hypnotique... Après 25 minutes (du premier morceau !), on jette l'éponge, il faut bien dire que ça frôle l'insupportable, et qu'on ne comprend pas comment la salle est plus remplie que pour les premiers groupes !
RDV lundi avec la charmante Diamanda Galas, puis un bel enchaînement de concerts (Holy Curse, Oscar Matzerath, fête de l'Huma, Gathering, Woodentops...) à partir de mercredi !