[Das Rock N Roll Cabaret] odette forever !
Date : 8 juin 2006
Comme souvent, le concert de ce soir au Glaz'Art commence tard, finit tard, oblige à rentrer à pied, et ce n'est pas bon pour mes ampoules... il faut vivre dangereusement !
Au programme, la soirée "Das Rock N Roll Cabaret", avec et autour des WDC, mais pas seulement... Pour preuve, ça commence par Le Cabaret des Filles de Joie, six affriolantes damoiselles (Fripouille, Bérengère, Lili Plume, Pantera Sauvage et Odette Furry, menées de main de mère maquerelle par Madame Juliette) qui nous emmènent tour à tour dans le Berlin des années 20, dans une ambiance pseudo-médiévale ou plus proche du tout et du n'importe nawak : ça ne se prend bien évidemment pas au sérieux, mais c'est très bien fait, c'est plutôt très drôle (la minute pornographique restera un grand moment), et tout au long de la soirée elles gèreront les interludes, quitte à donner de leur personne ou de leur voix...
Mat Firehair & the Imperators of Kool assurera la partie crooner du set (en live, le style Sinatra/Dean Martin, ça le fait...), El Senor Igor gèrera la partie plus caribéenne (type Kid Creole avec ou sans Coconuts), Lord Fester Combo s'occupera de la partie country-rockabilly (c'est un peu plus difficile, mais tant qu'on est parti...), avec Lili Plume dans le genre chanteuse à guitare, ça nous fait pas mal de diversité dans les styles, et ça permet à chacun de s'y retrouver ! Le public a beau avoir tendance à la froideur en début de concert, ça finira par monter petit à petit, pour être à point lorsque les Washington Dead Cats prennent la scène d'assaut ! La scène a d'ailleurs un peu de mal à contenir les sept membres du groupe, les cuivres sont presque coincées au fond derrière leurs micros, Dao se cache à moitié pour jouer de la basse, mais ça tient, et comme à chaque fois, ça déménage ! Les premiers morceaux sont un peu moins "festifs" que d'habitude, le son paraît plus apocalyptique, mais très vite tout rentre dans l'ordre : la folie s'empare des lieux, le Cabaret des Filles de Joie vient s'installer pour faire les chœurs, et joue littéralement avec le feu, les billets de 10000 dollars pleuvent (eh non, ici on ne thésaurise ã pas !), les slows ne sont que des introductions à un bon vieux rock'n'roll qui dévie en psycho... un bon gros concert des Wash, quoi ! La set-list a évolué depuis quelques mois, les interprétations aussi, et si les classiques pizza attack ou crazy voodoo woman n'ont pas pris une ride, les morceaux plus récents comme burn baby burn ou treat me bad sont largement au niveau, et on finit le concert épuisé mais avec une sacrée banane !
Au bilan, plus de 3h30 de concert/animation (la notion de Cabaret n'était pas usurpée !), et la certitude qu'on ne se lassera pas encore cette fois des WDC !
RDV peut-être samedi pour les New Christs, ou mardi pour The Versus.