[Iggy and the Stooges] so messed up, i want you here...
Date : 8 mai 2006
Grosse affluence ce soir au Zénith, avec prépondérance des anciens, connus (Berroyer, Rego, Manoeuvre...) ou simple fans de quelque heure que ce soit... Le tarif (42 euros) n'a pas réussi à rebuter tout le monde !
J'ai beau lire Rock&Folk, il y a un certain nombre de choses que je ne comprends pas dans le magazine : l'adulation dont le pitoyable Eudeline fait l'objet en fait partie, et la volonté de pousser de jeunes groupes loin d'être intéressants également... Car si les Brats n'avaient pas été imposés ce soir, il n'y aurait pas eu grand monde pour venir les chercher ! Explications ? Le trio réussit tout au long du set à : 1. perdre le rythme 2. jouer faux 3. n'avoir aucune mélodie 4. avoir un "chanteur" qui chante faux (on en connaît d'autres, je sais...) 5. avoir un chanteur qui hurle pour se faire entendre 6. avoir un chanteur qui ne se fait pas comprendre 7. avoir un chanteur qui rate le micro une fois sur deux (remarquez, ça nous évite de l'entendre...) 8. avoir un guitariste qui nous propose des solos sans doute piqués à un concours de "air guitar" 9. snober le public, en laissant clairement entendre qu'il ne mérite pas le groupe... Même le 21 juin on trouve rarement autant de médiocrité réunie... Bref, je peux le dire, j'ai enfin trouvé LE groupe pire que René Binamé, messieurs-dames ce soir nous avons eu droit à la purge du siècle !
Heureusement que la suite permet d'oublier cette affreuse chose : arrivé torse nu et chaud-bouillant, Iggy, accompagné de ses Stooges, est là pour tout remettre à plat... Les frères Asheton sont à la fois calmes et diaboliquement efficaces, Ron sortant des sons inouïs de sa guitare et Scott assurant tel un métronome derrière ses fûts, Mike Watt est un bassiste d'une lourdeur hyper appréciable, et Steve McKay utilise son saxophone tel une guitare... un groupe monstrueux, avec un son tout à fait correct, ce qui est à noter ici ! Pendant ce temps, Iggy Pop est fidèle à lui-même : le boiteux magnifique ne cesse de gesticuler, de haranguer le public, de sauter dans la fosse, de sautiller... une vraie pile électrique, dont on a du mal à imaginer qu'il frise la soixantaine ! Bien sûr, la set-list ressemble au festival de l'été dernier, puisque le groupe n'a sorti que 3 albums, et qu'il renie le dernier... Mais quand les deux premiers albums incluent des tubes tels que 1969, i wanna be your dog, 1970, tv eye ou no fun, on peut oublier search & destroy, non ? En ajoutant un morceau de "skull ring", on se retrouve avec 75 minutes très denses, et si on aurait bien aimé faire durer le plaisir, on se dit qu'on vient de passer un rare moment !
On se repose demain, puis on envisage le retour ici jeudi pour les Wampas, ou mercredi à la Flèche d'Or...