[the Subways] charlotte sometimes
Date : 22 février 2006
Une salle (La Maroquinerie) remplie (sold-out) de djeunz (moyenne d'âge 25 ans maximum), un public très féminin (c'est bien, ça permet d'éviter d'avoir des grands devant soi), des paroles connues par coeur... ce soir, la "next big thing" anglaise était chez nous, dans le cadre assez incertain de "la nuit de l'alligator" !
Avant cela, une première partie assez hallucinante... Un duo, un batteur-chanteur accompagné d'un claviériste-bidouilleur, qui nous propose un retour vers le psychédélisme dans tout ce qu'il avait de plus sirupeux et inintéressant, avec des nappes d'orgue à la Doors, une voix incompréhensible avec 250 kilos de réverb', des rythmes néandertaliens, des vidéos psychotiques, des musiciens totalement envoûtés par leur musique (leur dealer ne les trompe pas sur la marchandise...), 3/4 d'heure de concert dont 44'50 de trop, autant le dire tout net : les ZZZ, c'est loin d'être top !
Ca s'arrange très vite avec la tête d'affiche, un petit trio basse-batterie-guitare de nom assez underground : The Subways sont à Paris... Si on veut coller des étiquettes, on peut parler de rock, de new rock, de pop-punk, bref vous appelez ça comme vous voulez, dans tous les cas ça déchire grave ! Le batteur mérite largement son salaire, vu l'énergie qu'il dépense, l'affriolante bassiste à tête de Samantha Fox et voix très aiguë arpente la scène sans cesse ni repos, le chanteur a des faux airs de TV Smith, ce qui rappelle donc les Adverts, mais on peut également y voir du Kaito, du 80's Matchbox, éventuellement du Metric, pourquoi pas du Sleater-Kinney ou des Sahara Hotnights, l'influence des Jam est cachée mais évidente, bref c'est assez varié, pas nécessairement très inventif mais compensé par le fun et l'énergie, le public est enchanté, le seul bémol tenant au temps : moins d'une heure de concert, ça ne permet pas d'oublier la première partie...
A suivre une soirée punk jivaro samedi à Issy, les Briefs la semaine prochaine, les Nits la suivante... ça continue jusqu'en mai (au moins !)...