[Fleshtones] hall of fame
Date : 8 février 2006
Négligeant d'aller encourager les valeureux participants au Park Fair Play, la grande foule s'était amassée ce soir à la Maroquinerie, qui n'a pas toujours pour habitude de faire autant salle comble... Même si le rajeunissement par osmose était d'ores et déjà à oublier, la moyenne d'âge flirtant sans doute avec le demi-siècle, l'ambiance était surchauffée dès l'arrivée sur scène de la première partie !
Le souvenir laissé par les Marseillais des Neurotic Swingers l'an passé (au festival Lollipop) s'était rapidement estompé, et il faut bien avouer que c'est dommage... Car si le quatuor n'invente rien, on sent tout de même une influence certaine, évidente, et tout à fait honorable : le Clash des deux premiers albums a été ingurgité et assimilé avec beaucoup de savoir-faire, et la restitution n'est pas loin d'être à la hauteur des originaux ! Les morceaux sont bien secs, rentre-dedans, ont la pêche, et si on trouve parfois quelques bribes de pop-punk pas désagréable, le punk 77 est largement à l'honneur, avec quelques ajouts de type Ramones ou Dogs (la reprise habituelle du 19 est assez bien vue, quoique en deçà du brûlot original), autant dire que les 3/4 d'heure sont vraiment appréciables, et reçoivent de la part du public un accueil sympathique réellement mérité !
A la fin des années 70, les frères Bruno et Pascal Zaremba faisaient l'honneur du football nordiste (mais ont aujourd'hui totalement disparu des mémoires). Au même moment, un lointain cousin transatlantique prénommé Peter formait un groupe qui perdure, et les Fleshtones continuent à avoir un public bien nombreux... Musicalement, on peut penser qu'il s'agit de rock, parfois teinté de blues (l'harmonica, sans doute), psychédélique quand l'orgue se met de la partie... Plus brutalement, il s'agit de rock tendance 1965-1966, version Seeds ou Sonics, ce qui permet à chacun de vibrer à l'unisson des rythmes trépidants qui nous sont offerts ! Bien sûr, cela sombre parfois dans la facilité, le concours du public étant exigé un peu trop souvent et gratuitement à mon goût, mais cela ne gâche pas l'ensemble du set qui reste, avec l'apparition de l'omniprésent Tony Truant et la partie anniversaire improvisé, un concert d'un très bon niveau, qui deviendrait excellent si on sentait un peu moins de professionnalisme et de timing chez les Américains... Cela demeure tout de même une bonne soirée !
On reprend dès demain avec une soirée Motorpsycho à la Guinguette Pirate... Kézako ? Vous verrez cela vendredi...