[Little Bob] devil'n'me
Date : 27 octobre 2005
C'est ma première visite au New Morning, et ça confirme mes a priori : c'est un club de jazz, avec une petite fosse et plein de tables et de chaises pour les personnes âgées... D'ailleurs, ça tombe bien, la moyenne d'âge de l'assistance ne doit pas être si éloignée de l'âge (actuel) de la retraite...
Théoriquement, il s'agit d'un trio, mais il semble bien que Tony Truant ait perdu l'une de ses deux solutions, ce qui nous permet d'assister à un duo guitare/voix-batterie, avec tous les malheurs possibles : une guitare cassée, un micro qui refuse de fonctionner (juste pour"le taxidermiste est un homme seul, en plus !)... Bravant tout, l'Antoine nous ramène en 1955, et nous propose du rock'n'roll originel, chanté en français, avec une pêche qui fait plaisir à voir et à ouïr ! Ces cinquante minutes sont un régal, et il n'y a pas de retenue dans le jeu... il ne faut pas le rater, si vous en avez l'opportunité !
Ce coup-ci, nombreux sont celles et ceux qui pourront me dire "je n'étais même pas né(e)", quand ils sauront que Little Bob fête ses 30 ans de carrière ! Il n'empêche que cela ne se remarque pas, car le petit bonhomme (eh oui, Robert Piazza, non content d'être havrais, est également de petite taille !) continue à faire avec grand talent du rock, en poussant jusqu'aux années 1965-1966, mais guère plus loin... De temps en temps, on sent des influences bluesy, mais il est évident qu'il donne le meilleur de lui-même quand ça crache un peu, avec son contrebassiste, son guitariste, son clavier et son batteur (aux faux airs de Gotainer) qui ont l'attitude rock'n'roll-type, tant dans l'arrogance que dans le vestimentaire... On peut évidemment regretter que cela ne dure qu'une heure et demi, ou arguer de l'absence de nouveauté ou d'inventivité, mais on ne peut guère reprocher au groupe de très bien faire, sans en rajouter, et c'est bien ce que chacun est venu chercher ici ! Je me demande tout de même comment ils tiendront tous dans l'Abattoir...
Pour commencer à envisager 2006, sachez que les Wampas passent le 11 mai dans l'immonde Zénith (il faudra aller les voir ailleurs !), et que Bauhaus passe le 6 février au Bataclan, et que les places vont s'arracher rapidement !
RDV samedi avec Kid Congo Powers, qui nous jouera... quoi ? On lui fait confiance !!