[France Cartigny] encore mardi
Date : 8 février 2005
en ce jour de mardi-gras parisien, tout le ban et l'arrière-ban de l'aristocratie musicale de la capitale (le vrai richard Kolinka, ainsi que bon nombre de sosies de personnalités en lunettes noires...) s'était donné rendez-vous à l'Olympic-Café pour le grand retour de France Cartigny sur scène, après six mois d'absence...
Pour l'occasion, la cave était quasiment bondée, le bouche à oreille et les mails ayant fait leur office pour rameuter les aficionados ordinaires et les fanatiques futurs, ce qui mettait une pression supplémentaire sur le trio, puisqu'il s'agissait seulement de leur deuxième sortie parisienne dans leur configuration actuelle, la première s'étant déroulée dans un relatif anonymat pendant les dernières vacances d'été...
Comme vous pouvez vous en douter, le concert était une nouvelle fois excellent, mon manque d'objectivité étant annihilé par les avis des jeunes "et la géographie prend vie" (quasiment au complet) qui m'assuraient de la qualité de la musique qu'ils découvraient ! Au milieu des morceaux anciens ayant subi un lifting plutôt régénérant, les 3 nouveaux morceaux assez variés confirmaient une nouvelle orientation, insistant plus vers la distorsion lorsque l'ambiance n'était pas clairement Pornography-que... Doc Mateo semblait apprécier le changement chez ses ex-compères ! La show-woman était en forme derrière ses fûts, les deux guitaristes-bassistes se partageaient le reste de la scène avec un plaisir non dissimulé, bref la "chanson française rock" (plutôt rock que chanson d'ailleurs) a encore marqué des points, et il est à prévoir une affluence encore plus grande les fois suivantes, si l'enthousiasme décelé à chaud persiste chez les spectateurs !
Après une démonstration de slam (version Biafra ou Lunch) qui ne laisse pas indifférent par son engagement viscéral, les Lézard sont venus nous présenter l'évolution de leur musique depuis le mois de juin dernier... Si la musique reste toujours assez agréable, oscillant autour de Cure ou Radiohead (d'après certains, je ne peux ni infirmer ni confirmer par manque de culture musicale), il s'avère qu'elle pâtit d'une voix rappelant malheureusement souvent un damien Saez de triste mémoire, ce qui gâche un peu l'impression d'ensemble, sans toutefois que cela aille jusqu'à ternir la soirée... on s'y fait presque, en fait ! Mais tout de même, s'il pouvait y faire quelque chose, je serais preneur !
Somme toute, une très bonne soirée, avec de surcroît le demi à 2,50 euros... il ne reste donc plus à espérer la réitération rapide de ce genre de retours en scène !
Prochains concerts prévus en mars, avec Kent à la Maroquinerie dès le retour de vacances... un autre style !