[Camille] une fille, ça brille comme une grenade dégoupillée
Date : 5 puis 6 décembre 2004
en ce week-end frigorifique à sentiments variables, rien de tel que de la musique pour échapper au marasme et à Miss Godiche 2005, donc samedi soir les habitués d'Oscar se retrouvaient au Piston Pélican, pour assister au premier concert de Strange Weather, composé du bandonéoniste électro-scieur et du chanteur guitariste (pour l'occasion muet, ouf !) dudit Oscar Matzerath, associés pour l'occasion à une chanteuse pour un hommage à Tom Waits... Que dire ? Ben, Tom Waits, c'est surprenant chanté par une fille ! Mais surprenant n'est pas désagréable, et prouve par là même que ledit Tom compose de vraies chansons, qui passent le cap de la voix douce et des arrangements minimaux... En tout cas, ça fait passer une soirée agréable, et comme la Guinness reste une boisson de choix, il n'y a rien à regretter !
Changement de décor ce dimanche, avec un rendez-vous hasardeux à la Maroquinerie... Pourquoi hasardeux ? Parce que lorsqu'on prend une place pour un concert sans connaître la chanteuse et qu'on s'aperçoit ensuite grâce à Internet que les probabilités d'acheter ses disques sont proches du néant, il y a de quoi se poser pas mal de questions, non ??
Étonnamment, la salle est bondée, avec 90% de jeunes étudiants (en droit ou en lettres ?) propres sur eux, on en vient à se demander si Camille est le secret le mieux gardé de la chanson française... En fait, dès son arrivée sur scène, les choses s'arrangent : la demoiselle est accompagnée de 5 "musiciens", en fait deux choristes, un "musicien de la bouche", un "musicien des mains" et un pianiste-guitariste, ce qui ne manque pas d'étonner ! Il s'avère qu'il s'agit d'un vrai spectacle, tenant autant du théâtre que de la chanson, car tout ce petit monde est là pour s'amuser et nous amuser... D'accord, je maintiens mon refus de disques, en revanche la prestation scénique est assez réussie, avec des interventions de la moitié de Nouvelle Vague, du père de la donzelle, de son frère, bref c'est une grande histoire de famille ! Si les références (art Mengo, j-l Murat) sont loin d'être ma tasse de thé, si Camille reste la peste aperçue avec Nouvelle Vague, conservant son allure parfois vulgaire, et si parfois cela tourne au r'n'b ou à la variétoche, peu importe, l'ambiance festive fait qu'on pardonne tout... au moins pour ce soir !
Bilan deux bonnes heures de passées, et une bonne surprise assez inespérée !
A suivre, les gentils Tokyo Sex Destruction dès mardi soir, et à plus ou moins long terme des choses variées (Washington Dead Cats, dick Annegarn, Kent...) !