Date : jeudi 3 octobre 2019

 

 

Si la Maroquinerie sera bien remplie à l’heure où la tête d’affiche montera sur scène, elle sonne un peu le creux sur les coups de 20h, on remarque que le public est jeune (la moyenne d’âge augmentera au fil des minutes, les anciens arrivant évidemment après l’apéro…), et que ce jeudi soir les horaires seront tenus à la minute près, on sent qu’on n’est pas dans un concert punk foutraque…

 

Et pourtant, dès que les quatre We Hate You Please Die entament leur set (avec melancholic rain), l’énergie qui émane du trio guitare-basse-batterie et du chanteur (qui usera également d’une guitare, un peu plus tard) est largement punk, et j’irais même jusqu’à dire que le son, très moyen (les voix des chœurs sont quasi inaudibles, par exemple), fait émarger ce set à la même appellation. On avait pris une grosse claque fin mai à l’International, depuis le groupe rouennais a tourné, joué (à Rock en Seine, entre autres), et ce soir il confirme tout le bien qu’on avait pu en penser – y compris à l’écoute de son premier album. Le chanteur, totalement habité (ces yeux !), est seul à occuper la scène, et la fosse à l'occasion, mais ce soir il n'aura guère l'occasion de se frotter au pogo, il devra lui-même l'initier, les trois autres musiciens sont stoïques, mais il est difficile de le rester devant les titres qui s’enchaînent très rapidement (le groupe n'a qu'une petite demi-heure d'allouée), car on ne retrouve ici que des bonnes choses : du rythme, des guitares tendues, des parties de basse bien rentre-dedans, et si on retrouve à l'occasion la référence aux Eighties Matchbox B-Line Disaster (encore plus flagrante sur l'album), c'est loin d'être un reproche ! Lorsque le chanteur laisse la voix à la bassiste, il vient se placer dans la fosse, comme un fan de base, et on sent qu'il est aussi à fond en spectateur qu'en acteur... Cerise sur le gâteau, on a droit à un tout nouveau morceau, qui pourrait s'appeler barney, et qui augure bien du futur second opus (déjà en 2020, sauf problème). Le set, bien trop court, se termine avec we hate you please die, le morceau, qui est toujours un moment de bravoure, et qui laisse les spectateurs pantelants, estomaqués par la déflagration qu'ils ont subie. De notre côté, on va directement prendre les places pour la prochaine date parisienne du groupe, le 5 février à la Boule Noire !


Set-list :

  1. Melancholic Rain
  2. Rita Baston
  3. Structure
  4. Got the Manchu
  5. Kill Your Buddy
  6. Minimal Function
  7. Barney (?)
  8. Hortense
  9. We Hate You Please Die

 

 

 

Le temps de faire un tour au merch, de confirmer le RDV radiophonique du 26 janvier avec les WHYPD, et on se penche sur le cas de Mnnqns, un autre quatuor rouennais, qui est très attendu ce soir par la foule désormais bien dense, et cela commence par une introduction instrumentale à base de bidouilles électroniques qui dure cinq vraies minutes, c’est insupportable interminable, et lorsque ses trois acolytes rejoignent le bidouilleur en question, les guitares sont de sortie, mais ne sont pas vraiment de nature à me mettre en joie. D’abord parce que ce premier titre est l’occasion d’un solo, ce qui est bien trop tôt pour nous agresser les esgourdes, ensuite parce que de manière plus générale l’ensemble me paraît bien trop ampoulé pour être honnête, alors à l’amorce du second morceau, qui part sur les mêmes bases, on décide de s’éclipser, et on repart pas convaincus, mais sans avoir vraiment non plus laissé la chance au groupe de prouver sa valeur sur la durée…

 

La suite, ce sera sans doute mercredi prochain, ici-même, avec l'habituel concert de Noël (bien anticipé) de New Model Army.