Date : samedi 4 août 2018

 

C'est samedi, le mois d’août a commencé, les congés également, et le Supersonic est bien rempli lorsqu'on s'y pointe, sur les coups de 21h30, ce qui ne nous aura donc pas permis de tester le "Living-room punk" de Dying Kebab en guise d'apéritif (en guise de dessert, on aura droit à un vrai dirty kebab, mais ceci est une autre histoire, qui ne concerne que nos estomacs dévastés du lendemain matin...), on prend donc une bière tout en écoutant ce qui se passe sur scène au même moment.

 

Et même si en entrant on n'avait prêté qu'une oreille distraite au duo guitare-batterie qui s'agite devant nous, assez rapidement on constate que ce que propose Digger and the Pussycats est plutôt intéressant, les Australiens n'hésitant pas à évoquer des choses aussi variées que Slaves ou les Stray Cats, puisqu'ils puisent tout aussi bien du côté du rock punk que du rockabilly à l'occasion. Les deux références citées ne le sont pas non plus par hasard, puisque le batteur de ce soir joue debout sur une mini-batterie, tout comme Slim Jim Phantom ou Isaac Holman, et c'est bien de pure énergie dont il s'agit, ce à quoi le public réagit avec un enthousiasme non feint, y compris à l'étage. Certains pourraient être surpris de ne pas reconnaître la patte australienne chez le duo originaire de Melbourne, et si le son du "Garage Punk" est bien plus propre que celui de l'autre duo garage qui va suivre d'ici quelques minutes (les deux groupes ont sorti un split-EP), cela n'est pas dérangeant, car ce n'est jamais au détriment de l'intérêt des morceaux. Bref, un groupe à suivre, à revoir si possible, et dont la discographie doit être étudiée de près...

 

Il ne faut pas longtemps avant que le duo Magnetix n'embraye, Aggy Sonora assise derrière ses fûts tandis que Looch Vibrato, avec sa guitare, joue les Captain Sensible sous son béret... Pour le coup, là on sent nettement le côté garage, avec des morceaux énergiques mais un son un poil sourd, presque limité, ce qui ne gâche rien, on peut le constater au nombre impressionnant de slammeurs qui se jettent depuis la scène, certains en profitant pour passer directement à l'étage, après des manœuvres un peu acrobatiques. La salle semble intégralement conquise (d'avance ?), il faut dire que le groupe s'appuie sur ses titres les plus efficaces et emblématiques, tels living in a box, et on a presque l'impression d'un best of live, tant chaque morceau parle aux oreilles des spectateurs. Une fois le béret tombé, la tension reste de mise, et rares sont ceux qui restent de glace devant ce tour de force, même si l'acoustique reste toujours en deçà de ce que l'on pourrait espérer pour ce genre de prestation, et si on sent une pointe de désappointement au bout de cette cinquantaine de minutes, car il n'y aura clairement pas de rappel (il y a une soirée, payante, qui va suivre ici), mais on ne va pas chipoter, c'est toujours avec un extrême plaisir qu'on assiste aux prestations du duo, qui nous a rarement déçu, et ce n'est pas le cas ce soir non plus !

 

La suite, ce ne sera pas avant la fin du mois, il y a une échappatoire à prendre en direction de pays moins chauds, et des forces à reprendre par la même occasion, car le programme d'ici la fin d'année s'annonce chargé : au minimum on a prévu Plomb et Crisis, Sleaford Mods, Arthur H, Radio Birdman, les Tétines Noires, Killing Joke, Lane, Thiéfaine, Peter Murphy, the Breeders, et Shame avant 2019, ça promet d'être varié mais sacrément excitant !