Date : samedi 14 juillet 2018

 

Ça y est, les bidasses ont fini de faire le con en jouant avec leurs avions au-dessus de chez moi et en faisant des roulades avec leurs motos, on a quelques heures de répit avant de voir ressortir les torchons bleu-blanc-rouge, on profite donc de ce samedi soir pour aller jusqu'à l'Espace B, suffisamment tard pour manquer les deux premières parties...

 

Quoique avec les horaires parisiens, on ne sait jamais. Ainsi, alors que la tête d'affiche était censée commencer à 22h30 (horaires annoncés à l'avance), il s'avère qu'à cette heure-là Pyjamarama est toujours en train de jouer. Les bribes qu'on avait entendues il y a une semaine sont confirmées, ce trio guitare-batterie-clavier n'est pas pour moi...

C'est uniquement pour (re)voir Papier Tigre qu'on s'est déplacé, et dès que le trio (batterie, guitare/percussions, guitare/chant) entame son set, peu avant 23h00, on ne le regrette pas. En mélangeant depuis plus de 10 ans des influences diverses quoique honorables (math rock, noise, punk, expérimental...), le groupe a réussi à se forger un son bien particulier, même si on peut s'amuser à y chercher des accointances précises (pour ma part, il y aura deux ou trois fois le nom de The Ex qui me traversera l'esprit, entre autres). Ce n'est pas la première fois qu'on voit le groupe sur scène, en solo ou au sein de La Colonie de Vacances, et ce soir ne déroge pas à l'habitude : il n'y a pas d'esbroufe dans ce qui nous est présenté, les titres s'enchaînent, avec une belle efficacité, mais sans beaucoup d'interactions (une petite remarque sur la Normandie tombe un peu à plat) avec les spectateurs (on va dire que la salle est à moitié remplie, ce qui pour un 14 juillet semble plutôt pas mal), c'est même plutôt du public que proviennent les petites blagues, pas forcément reprises au vol par le trio, qui se concentre sur la musique. Les titres se suivent, on l'a dit, mais ne se ressemblent pas forcément, parfois c'est plus pop, parfois c'est plus percussif et rentre-dedans, dans tous les cas les temps faibles sont rarissimes, et on voit les spectateurs réagir en dansant, en applaudissant ou en remuant de la tête, suivant les modes adoptés par chacun. Les trois musiciens, quasiment alignés au devant de la scène, restent focalisés sur leur travail, et on s'en félicite, car jusqu'au dernier morceau (de bravoure), on ne détecte pas le moindre pain, sans pour autant que cela ne semble une prestation hyper rodée, c'est simplement le style du groupe, qui fait le job sérieusement, avant d'éventuellement se lâcher. Et lorsque les 55 minutes initiales se terminent, le groupe quitte la scène sans trop en faire, en dépit des demandes de rappel des spectateurs, mais là il est trop tard, l'heure de transformation des carrosses en citrouilles est proche, et comme le batteur le promet : "la prochaine fois, on jouera plus longtemps !". Vivement donc cette prochaine fois !

 

On se prend une dizaine de jours de repos, avant de retrouver les Whodunit, pour l'une des dernières soirées de la Féline (qui fermera ses portes à la fin du mois).