Date : jeudi 28 juin 2018

 

Il fait toujours aussi chaud, et comme la Station a annoncé que le concert est complet en ce jeudi soir, on s'attend à ne pas pouvoir avoir beaucoup d'espace (le public d'ici, toujours très branchouille, ne va pas non plus bouger beaucoup...), mais l'avantage est que le concert est en plein air, on va donc pouvoir tout de même respirer un peu - le soleil restera visible une grande partie du set.

 

On connaît le principe de la Colonie de Vacances : quatre groupes (Pneu, Papier Tigre, Marvin et Electric Electric) installés sur quatre scènes formant un carré (ou presque, on ne va pas pinailler), jouent ensemble, se répondent, bref composent un spectacle autant visuel qu'auditif, et en dehors du spectateur placé exactement au centre de la configuration, l'intérêt est de déambuler, de tester différentes positions entre les scènes, bref de profiter à plein des différents sons émis par les groupes, car chacun conserve tout de même sa singularité - même si c'est bien un ensemble que constitue cette Colonie. Les horaires ont été annoncés, à 20h30 cela démarre tranquillement, laissant à l'ensemble des musiciens le temps de venir s'installer, et au moment où on sent que cela va prendre de l'ampleur, le guitariste d'Electric Electric se retrouve en rade, plus de son, plus d'ampli, bref pendant une dizaine de minutes les autres musiciens gèrent la chose avec calme, mais on sent qu'ils restent un peu en dedans, attendant que ce souci technique soit résolu. Lorsque c'est le cas, la set-list originelle reprend ses droits (il y a eu un titre de "remplissage", qui tenait tout de même sacrément bien la baraque), et on constate que les groupes ont largement fait évoluer leur spectacle depuis la dernière fois que je les avais vus (en 2015 à la Gaîté Lyrique, avec Greg Saunier en guest venu de Deerhhof), et que j'ai le sentiment qu'il y a une tendance psychédélique un poil plus marquée que précédemment qui se dégage du set. Évidemment, c'est un peu moins ma tasse de thé que le math-rock/noise espéré, mais comme la musique n'est qu'une partie du show, on ne se plaint pas, d'autant que certaines compositions déménagent vraiment et font bien trembler les lieux - on est toujours loin de pouvoir entendre les camions débouler sur le périphérique ! Les quatre groupes terminent leur heure et demie (ou presque, ne lésinons pas) avant de quitter leurs scènes respectives, mais on sent qu'ils ont été un brin dérangés par les problèmes techniques de début de show, alors ils finissent par revenir pour un rappel qui ne durera pas moins de vingt minutes, histoire de ne laisser aucun regret aux spectateurs, et je confirme qu'il fallait être ici en ce jeudi soir (ou la veille, puisque le show a fait une double station). Pour l'avenir, l'évolution du son me perturbe un peu, alors je réfléchirai sans doute avant de retourner voir la prochaine Colonie de Vacances, mais on a encore le temps de laisser décanter les (globalement bonnes) sensations de la soirée.

 

La suite, ce sera ce vendredi soir au Cirque Électrique, avec la première soirée du festival féminin/féministe Ovaires Drive.