Date : mercredi 31 janvier 2018

 

C'est bien la première fois que je mets les pieds au Walrus, un disquaire qui fait également bar, situé à proximité de la Gare du Nord. Le lieu est tout en longueur, il y a beaucoup de vinyles, quasiment pas de CD, et les tarifs ne semblent pas donnés, mais en ce mercredi on n'est pas là pour fouiner dans les bacs, mais pour profiter d'un moment de relative intimité.

 

Car si à l'heure théorique du concert (19h) on se compte sur les doigts d'une main et demie, une demi-heure plus tard c'est une autre histoire : on doit bien être une cinquantaine à tenter de s'approcher de la mini-scène, en version plutôt internationale, y compris quelques (très) jeunes qui s'assiéront au pied des musiciens. The Legendary Tigerman peut commencer son showcase, le groupe est dans la même configuration que deux jours plus tôt au Point FMR, même si la batterie est évidemment réduite (le petit kit électronique sera utilisé avec parcimonie) et que le niveau sonore est limité, quoique tout à fait audible. Bien sûr, la qualité est elle aussi un poil limitée, ça grésille un peu, surtout dans les moments les plus calmes - dans cette configuration, on évite de se mettre les voisins à dos. Le groupe commence sa mini-prestation avec a girl called home, titre tout nouveau qui avait clos le set lundi, c'est calme, c'est beau, juste en duo guitare-sax, puis le bassiste et le batteur/percussionniste se joignent à leurs comparses pour la suite, composée exclusivement de nouveautés tirées de "misfit", le dernier opus encore tout chaud, avec en guise de cadeaux holy muse et sleeping alone, qui ne faisaient pas partie de la set-list du lundi. Comme on n'a pas encore eu le temps de s'approprier ce nouvel album, ce sont deux belles découvertes, qui conviennent parfaitement à ce show, les arrangements et les chœurs m'évoquant parfois Wraygunn, l'autre projet du leader Paulo. On est dans le relativement calme, mais on est loin de risquer de s'endormir, car le groupe a travaillé afin de nous maintenir en haleine, et cela réussit, ce soir on entend nettement mieux la basse que lundi, et le sax varie sans s'adonner à des envolées qui pourraient nous faire décrocher... On reconnaît ensuite the saddest girl on earth, et également le titre préféré de Paulo, ce black hole qui ce soir laisse le synthé en arrière-fond, et c'est tant mieux. Les applaudissements entre les morceaux sont nourris, les spectateurs sont attentifs et ne s'expriment que lorsque les dernières notes se sont éteintes, et pour les malchanceux qui étaient ailleurs qu'au Point FMR lundi, cela donne une sérieuse envie de prendre immédiatement sa place pour le retour du combo, fin mai au Café de la Danse ! Après un motorcycle boy lui aussi presque (re)connu, le groupe atteint presque la demi-heure, et également le bas de sa set-list. Mais cet échauffement a donné envie aux musiciens de continuer un petit peu, alors on a droit en conclusion à un wild beast qui déménage presque autant qu'en entrée de concert Éphémère, ce sont cinq bonnes minutes de rab qui donneront des regrets à ceux qui ont quitté les lieux avant cet improbable rappel ! Bref, en mode confiné, c'est sacrément sympa aussi, on est content d'être venu, d'avoir découvert un lieu qui organise apparemment régulièrement ce genre de petites réjouissances, et surtout d'avoir repris une petite dose de Tigerman. Si on avait encore un doute, il a été levé ce soir : le 28 mai, on sera (bien sûr !) au café de la Danse !

 

Set-list :

  1. a girl called home
  2. holy muse
  3. sleeping alone
  4. the saddest girl on earth
  5. black hole
  6. motorcycle boy
  7. Rappel : wild beast

 

La suite, ce sera en province inondée, puisque ce vendredi on découvrira le 106 à Rouen, avec les Olivensteins et les Wampas. Et le lendemain, ce sera Frustration et Crisis au Trabendo, puisque le Petit Bain semble avoir pris l'eau...