Date : samedi 30 décembre 2017

 

C'est samedi soir, Paris est presque vide en cette fin d'année, en revanche il y a pas mal de monde (une bonne quarantaine de personnes, y compris ceux qui profitent des températures douces en terrasse) au Bar 96, il faut dire que l'agenda concert est quasiment vide (sur Razibus ou sur Paris Kiwi, on attend janvier avec impatience), alors on retrouve un bon nombre de visages connus, croisés régulièrement dans les salles de concert ou les troquets adaptés...

 

Pas d'électricité ou presque ce soir, c'est donc en version acoustique que l'on va retrouver des musiciens qu'on apprécie dans leurs versions habituellement électriques, à commencer par BatBat, le leader de Diego Pallavas qu'on avait apprécié il y a quelques semaines au CICP, qui nous offre donc des titres bien plus dépouillés qu'à l'accoutumée. On reconnait bien sûr son chant, et ses textes corrosifs, mais en guise de surprise le bonhomme nous offre tes états d'âme... éric, une reprise de Luna Parker, dont on avait oublié et la chanson et l'auteur original, mais c'est plutôt rafraichissant, et comme le public est là plus pour passer un moment sympa que pour l'excitation du concert (ne nous leurrons pas), les applaudissements sont assez nourris, et permettent d'envisager la suite de la soirée avec optimisme.

Celle-ci ne tarde d'ailleurs pas, puisque Lise Cabaret enchaîne directement, accompagnée de David Stygmate, et pour le coup c'est directement avec une reprise, relativement surprenante également, puisque c'est Yves Simon qui est ressorti des limbes, via son titre au pays des merveilles de juliet. Par la suite, Lise va nous proposer un certain nombre de titres plus personnels, en version plus chanson que rock, en y insérant au passage un allo paris (Mano Solo), qui semble parler à pas mal de monde. Comme avec BatBat, le public est très attentif et bienveillant, même les conversations (on est dans un bar, tout de même) se font en mode discret, histoire de ne pas empiéter sur la musique : ce qui se passe ici ce soir pourrait donner des idées à certains !

Juste le temps de dire au revoir, et c'est David Stygmate qui prend les choses en main, et vu les quantités de projets qu'il mène de front on se doute qu'il n'aurait pas de difficultés à trouver de quoi jouer des heures... Entre ses titres perso, il trouve tout de même le moyen d'insérer un petit Parabellum (noir sur bleu), sans doute en guise d'hommage caché à Sven et Schultz, et là aussi on retrouve le timbre habituel qu'on lui connaît en version groupe électrique... On sent que les spectateurs présents maîtrisent les paroles à la perfection, comme pour BatBat d'ailleurs, et le set global d'une heure se termine, laissant des sourires sur les visages, et le passage du chapeau permet aux musiciens de récupérer quelques sous en compensation de leur travail...

Surprise ou pas, après une vingtaine de minutes d'interlude, c'est BatBat et David qui reprennent la scène d'assaut, pur la plus grande joie du public, et si on quitte les lieux avant la fin du set (on était plus là par amitié que par enthousiasme), on ne regrette pas d'être venus, c'était un intermède sympa pendant ces quelques jours de congé.

 

La suite, ce sera sans doute le 13 janvier, avec une soirée Barrocks au Cirque Électrique, avec Garage Lopez et Pierre & Bastien à l'affiche.