Date : dimanche 1er octobre 2017

 

 

C'est dimanche soir, et il y a du monde à la Mécanique Ondulatoire, le temps encore clément et l'affiche intéressante doivent pouvoir expliquer cela, et on ne s'en plaindra pas, cela permet de voir des têtes connues, et au passage de prendre des nouvelles de l'épaule (toujours douloureuse, mais plus ou moins gérée) fracturée de Ben, le chanteur d'Harassment...

 

Comme d’habitude, le concert ne débute pas vraiment à l'heure annoncée (20h45 pour 20h30), et cela nous inquiète un peu car pas moins de quatre groupes sont censés jouer, autant dire qu'on craint de ne pas assister à l'intégralité de la soirée... C'est Pierre & Bastien, le trio parisien qui se sent ici comme chez lui, mais que l'on n'a pas revu en concert depuis 6 mois, qui entame les hostilités, avec un Freddy boitillant installé avec sa batterie sur la scène tandis que ses deux acolytes guitaristes se posent dans la fosse, ce qui calmera d'entrée les velléités de pogo, mais densifiera d'autant plus la cave, puisque celle-ci semblera quasiment pleine. groupes, cela limite la durée de chaque set, alors le groupe va tenter de profiter au maximum de sa demi-heure réglementaire, avec une set-list piochant dans toute sa discographie, et un son rêche et bien punk qui collera particulièrement bien avec la voix encore plus rageuse que d’habitude d'un Paul que l'on sent au taquet du début à la fin. Qu'on se rassure, ce ne sont pas trente minutes ininterrompues de musique qui vont déferler dans nos oreilles, les enchaînements seront parfois aléatoires, Paul cassera une corde de sa guitare, ce qui permettra à Freddy de demander si quelqu’un connaît une blague dans la salle (gros silence à suivre...), et certains titres auront droit à plusieurs démarrages, tel ce guitar hero sur lequel Paul avouera avoir oublié les paroles... Les spectateurs sont ravis des titres proposés, ainsi ce victime ("une nouvelle vieille chanson") ressorti des oubliettes, ou ce mitterrand qui laisse toujours une bonne partie du public ne sachant si c'est du lard ou du cochon, et si les larsens règnent en maître sur une partie du concert, cela ne fait qu'ajouter à cette atmosphère résolument punk, et lorsque les lumières se rallument on ne trouvera pas beaucoup de rabat-joie, c'était du plaisir total, et on attend avec impatience le concert de Protomartyr à la Maro, puisque le groupe en sera l'une des premières parties...

Set-list :

  1. journal
  2. bon à rien
  3. grosse caisse
  4. secret
  5. victime
  6. destinée
  7. mitterrand
  8. guitar hero
  9. auto-entrepreneur

 

Pour être franc, on profitera des fauteuils de l'étage pendant la prestation des Youth Avoiders, que j'avais pourtant bien appréciés l'an passé au même endroit (c'est promis, on se rattrapera une prochaine fois), et on ne passera guère de temps devant Pura Mania, la punk à tendance oï des Canadiens ne me convenant pas plus que cela en cette fin de week-end. Pire, sachant qu'il est déjà pas loin de 23h, on recule devant la perspective d'attendre encore pour écouter Spectres, alors que le post-punk des Canadiens semble lui aussi alléchant : c'est pas beau de vieillir !

 

Bref, en guise de punition, on risque d'attendre une bonne quinzaine de jours avant le prochain concert, qui sera celui des Dead Kennedys (les musiciens d'origine, sans Jello évidemment) à la Maroquinerie.