Mercredi 31 mai 2017

 

On ne peut pas dire que les températures aient vraiment baissé depuis la veille, alors on arrive presque dégoulinant au 104 en ce mercredi soir, et on entre dans une salle avec quelques chaises, quelques bancs, et un bon nombre de coussins disséminés devant l'écran de cinéma, avec encore le choix pour se poser. Vu mes capacités très limitées de pliage, je choisis le banc, mais me rendrai compte de mon erreur lorsque le déplacement du spectateur devant moi rétrécira suffisamment ma vison de l'écran pour rechercher sans arrêt (et en vain) une position confortable...

 

Les lumières s'éteignent à 20h45, le public (plutôt jeune) attend quelques instants que Paulo Furtado (aka The Legendary Tigerman) et Pedro Maia s'installent sur le bord de la salle et entament le spectacle. Pedro gère les images (des superpositions sur un film de 65 minutes) tandis que The Legendary Tigerman va alterner entre sa guitare et du bidouillage de sons. Au programme donc, ce "how to become nothing", annoncé comme un road-movie (ce n'est pas faux), qui se déroule aux environs de Twentynine Palms, dans le désert à proximité du Joshua Tree National Park, et qui consiste à suivre Paulo dans sa quête de réussir à devenir... rien. Dans mes références, je rapprocherais bien le film des façons de faire de Jodorowsky, c'est très psychédélique, on y croise beaucoup de femmes nues (mais Paulo lui aussi est souvent à poil, sous sa douche par exemple), et si on trouve bien quelques pistes (le livre "how to dissappear completely and never be found" de Doug Richmond semble évident), j'avoue rester un peu dubitatif sur le sens global du film, voire même de la soirée. Car si on retrouve la patte du Tigerman, qui en quelques secondes est capable de nous transporter avec sa guitare si cinématographique (on pense aux vidéos souvent présentes lors de ses concerts), je reste un peu sur ma faim, peut-être trop fatigué, peut-être simplement rétif à ce cinéma, et si cela ne remet pas en cause mon admiration pour le travail du musicien sous ses diverses incarnations (on n'oublie évidemment pas Wraygunn), cela me semble constituer un travail procurant plus de satisfaction au duo (plutôt trio, avec la photographe Rita Lino, incontournable membre de l’aventure) qu'aux spectateurs. Pas désagréable au demeurant, mais vraiment pas inoubliable soirée !

 

On revient à du concert plus classique, avec ce vendredi le retour d'Acetate Zero, à l'Olympic.