Date : 7 décembre 2007

 

Vendredi soir, la Flèche d'Or va faire le plein, mais le public n'arrivera sur place qu'en prenant largement son temps...

 

Résultat, lorsque Erinn arrive sur scène, les spectateurs sont rares, et les plus proches de la scène sont à proximité du bar... La chanteuse-guitariste américaine a pour le moins une belle voix (elle a un passé proche de l'opéra), une belle coiffure à la Stone, mais ses compositions de type folk électrique ne réussissent pas à enthousiasmer le maigre public, qui applaudit poliment mais attend visiblement la suite avec impatience, en estimant que les 35 minutes accordées sont tout de même un peu longuettes !

 

Les amis sont arrivés, et la salle s'est bien remplie lorsque les France Cartigny entament leur set, avec Daniel et Sylvain, chargés des guitares et basses, qui entourent France debout derrière sa batterie... La part belle est faite aux compositions du futur nouvel album, qui accentuent le mélange entre mélodies très pop et mise en musique très rock, on n'osera dire punk pour ne pas choquer les puristes, le fait est que Daniel et Sylvain ne laissent pas leur part aux chiens, dans une complicité toujours aussi évidente, qui leur permet d'échanger leurs rôles quasiment à tout instant... On retrouve des morceaux de rock'n'roll (sans amour), un slow (18 ans), du rock plus habituel au groupe (clint eastwood), le tout dans des orchestrations toujours renouvelées, ce ne sont pas les versions de il bouge ou un jour, je qui nous feront dire le contraire ! Comme toujours, France n'a pas sa langue dans sa poche, faisant oublier par sa répartie, ses gestes et son bagout les conditions sonores limite des lieux, et pour le coup les 35 minutes semblent ce coup-ci vraiment trop courtes !

 

Venus de Berlin, les Super700 sont 7 (guitare, basse à nez rouge, batterie, clavier, 2 choristes-danseuses accessoirement musiciennes, 1 chanteuse-guitariste occasionnelle), et leur premier titre en fait fuir quelques uns ! Mais les choses s'arrangent très vite, et la musique du groupe, si elle est difficile à définir, à la fois rock et dansante, mais pas à la mode Bloc party, plutôt à la Metric, mais sans y ressembler, réussit parfois à atteindre des sphères assez hautes, les trois sœurs (cousines ?) s'y entendant pour se mettre le public dans la poche... Bien sûr il y a des moments plus faibles, avec parfois un tangentement difficile du hard-rock, ou inversement de la disco, mais dans l'ensemble le groupe sait bien y faire, et il mérite une oreille attentive et bienveillante qu'on n'aurait pas cru devoir lui accorder au départ !

 

Avec un nom pareil, Simone elle est bonne ressemble à une blague de potaches, et ce ne sont pas les lunettes de soleil bon marché ni l'attitude générale du trio qui y changeront grand chose : revendiquant le statut de "mylène farmer électro punk", Simone au chant entourée de Marky à la guitare et d'une danseuse exotique font dans le minimalisme provocant, et cela semble bien plaire au public... Bon, je n'ai rien contre, mais à vrai dire ce sont ces types de concerts qui font s'interroger sur l'existence de fossés de générations, qui doivent seuls expliquer qu'on reste froid devant cette prestation...

 

Demain, ce sera Pravda à Fontenay...