Date : 12 juillet 2006

 

Il y a pénurie de concerts à Paris, et pourtant le Batofar est loin d'être rempli quand commence la soirée... il faut dire que 19h (19h30 départ réel), c'est un peu tôt, surtout pour des revendiqués punks !

 

Pas de surprise avec les Defenestrors, puisque le trio basse-guitare-batterie minimale n'a pas bouleversé ses habitudes en quelques années : un rock punk rapide, concis, pas très inventif tout en restant efficace, il est seulement dommage pour eux que les spectateurs aient tant attendu avant de monter sur la péniche ! Leur reprise du r.a.m.o.n.e.s. est tout à fait honorable, et aurait même pu faire frétiller les bacchantes de Lemmy... sur le moment, on ne se rend pas compte qu'on vient d'assister au meilleur moment de la soirée !

 

Dans un configuration assez proche (batterie-contrebasse-guitare), les G-String font illusion pendant 4 morceaux... Lorsque le guitariste demande qui aime le hard-rock (et qu'un bon nombre de spectateurs se dévoilent !), on ne peut imaginer qu'il s'agit de premier degré : comme il y a quelques semaines, on sombre rapidement vers les headbangers adorateurs de soli, et on attend la fin du set avec beaucoup d'impatience... Décidément, je ne comprend toujours pas comment ces gentils garçons eu demeurant peuvent être considérés comme des punks !

 

Ratés à l'Élysée Montmartre pour cause de début de concert avancé, les Jetsex ont rempli la salle sur leur nom : il faut avouer que leur hardcore se laisse écouter, même s'il tourne assez vite en rond (j'en connais qui ricanent), et le principal "intérêt" du concert tient en la prestation d'un couple SM-Bondage sur le côté de la scène, la "victime" nue et ligotée attirant plus l'oeil que le chanteur... Jouer sur le malaise du public devant ce genre controversé est une réussite, même si on ne voit pas nécessairement le lien avec la musique !

 

Sans doute pour rendre hommage à Syd Barrett (ça c'est pas de bol, on n'aura donc jamais de tournée mondiale des Pink Floyd originaux reformés... c'est trop bête !), les Rouennais d'Elektrocution entament leur set par deux morceaux quasi-psychédéliques, avant de revenir à des choses plus supportables : on se rapproche assez nettement du soul-rock des Tokyo Sex Destruction (le chanteur n'arrive tout de même pas à la cheville de RJ Sinclair !), mais il faut avouer qu'il y a des différences notables... On a parfois tendance à penser à du Deep Purple, ou à du Def Leppard, bref des références pour le public chevelu, mais des moments un peu difficiles à passer pour le basic keupon... Surtout lorsque ces malheureux réussissent à rater la reprise du new rose des Damned, le batteur étant ce coup-ci le principal responsable de l'échec ! Avouez que c'est quand même une performance assez inimaginable, non ?

 

Bref, une soirée mi-figue mi-raisin, mais qui risque de paraître paradisiaque en comparaison de la prochaine au même endroit : jeudi prochain, ce sera du gros métal qui tâche avec My Ruin (tout un programme), et j'en vois qui s'interrogent sérieusement sur ma santé mentale...