Date : 26 juin 2006

 

Deuxième partie du festival Airwaves à la Cigale, avec un public largement plus âgé et sensiblement plus masculin... Contrairement à hier soir, peu de têtes connues : pas d'Éric Débris, pas d'Yves Adrien toqué ni de Patrick Eudeline (qui en sont eux-mêmes de sacrés...), seule une moitié fraternelle d'Oscar fera office de showbiz...

 

Ca commence avec Sébastien Martel, qui accompagné de deux guitaristes, un bassiste et un batteur (qui ne se fatiguera guère), entame par un bon blues à la Hugo Race, poursuit par un genre de Dukes of Stratosphear, puis continue à pomper allègrement à gauche et à droite pendant tout son set... Ce n'est pas que ce soit totalement désagréable, mais c'est sans aucun intérêt, hormis sans doute pour les guitaristes, et on sent une chape de plomb qui se lève au-dessus du public quand ça s'arrête !

 

Les cinq membres d'Art Brut sont déjà bien plus typés : un batteur sans siège (on en connaît d'autres...), une bassiste quasi-statique mais efficace, un guitariste de type poseur, un autre de type autiste, et un chanteur (qui ne chante d'ailleurs pas vraiment) au look hésitant entre Bryan Ferry et Mark e. Smith... D'entrée, une reprise de Metallica à la sauce Killing Joke donne le ton : de l'énergie de type post-punk va déferler pendant tout le concert ! Mais qu'on ne s'y trompe pas : il n'y a pas ici de plagiat, seulement une grosse influence, et le résultat est très contemporain dans les sonorités... Preuve en est que la fosse très jeune ne cessera guère de pogoter ! Le groupe est très détendu, et ça se ressent dans le jeu, le public accroche totalement, et les quelques mesures de kids in america ne seront qu'une façon originale de perpétuer la bonne humeur ambiante !

 

Avec leur réputation de mégalomanes incontrôlables (cf. le film "Dig !"), les Brian Jonestown Massacre ont déjà le public dans leur poche lorsqu'ils arrivent sur scène ! Autant le dire tout de suite, le concert se passera sans aucun problème, cela sera même presque décevant... Cela aurait pu égayer le set, car si certains morceaux s'écoutent assez agréablement, la majorité du concert est composée de chansons d'un type assez étrange : un mélange de Sonic Youth, de rock progressif, de CSN&Y, qui dure très longtemps, sans rythme... les trois guitares empilent les nappes, on ajoute un clavier par-dessus, et seul le batteur pourrait tirer son épingle du jeu... Bref, c'est très chiant, et on ne comprend pas tout le bruit qui est fait autour du groupe !

 

Bilan : un bon concert sur trois, et les poches pleines de chewing-gum...

 

La saison se calme, donc le prochain RDV sera au Bataclan le 7 juillet avec Joe Jackson.