Date : 24 juin 2006

 

Deux concerts, deux lieux, dans le cadre de la fête de la Goutte d'Or, mais un constat : les affluences sont assez réduites ce soir, et c'est bien triste...

 

Ca débute au Restaurant de la Goutte d'Or, dont la terrasse accueille Franka et ses 3 musiciens (un deuxième guitariste interviendra un peu plus tard), pour un "classic rock" à tendance bluesy qui continue à bien déménager ! En alternant compositions personnelles et reprises de bon goût, elle réussit à enthousiasmer le maigre public, sauf exceptions : deux clients rétifs qui râlent sur le niveau sonore (ça se terminera par une guitare cassée, en résumé), et un voisin profondément abruti qui balance des verres et des oeufs sur la terrasse...  De Sly Stone (family affair) aux Stooges (no fun et search & destroy), en passant par les Blues Brothers (gimme some lovin') ou le Jefferson Airplane (somebody to love), en passant par les Stones (miss you), les réinterprétations sont réussies, parfois ralenties comme pour les Stooges, parfois très fidèles, la voix chaude de Franka s'adapte aisément à ces classiques, et si on peut regretter que sa voix soit noyée sous les guitares et la batterie, la volonté et la passion du groupe sont évidentes, et la touchante et réussie reprise du sur ma mob permet de constater que le français est également une langue qui rocke ! Deux larges heures de bonne musique, dans des conditions loin d'être optimales, c'est quand même bien appréciable ces temps-ci !!

 

Ca continue quelques centaines de mètres plus loin, à l'Olympic Café, avec France Cartigny qui avec sa petite jupe et ses deux acolytes de génie nous offre une prestation bien plus aboutie que lors des deux dernières fois, ce qui était assez difficilement imaginable... Les morceaux continuent d'évoluer, les passages de France devant sa batterie enrichissent le show, et les quelques larsens intempestifs de début de set ne parviennent pas à gâcher l'impression d'ensemble : que les morceaux soient anciens (daniel & nicole, les souvenirs), récents (clint eastwood, vive le vent) ou carrément inédits, que l'on passe du rock au slow en passant par le twist, il y a toujours cette spontanéité et cette complicité qui permettent de créer une atmosphère propice à faire se trémousser le public !

 

Bref, c'est un deuxième très bon concert du jour, ce qui permet d'anticiper une éventuelle mauvaise surprise pour demain soir à la Cigale, avec la soirée "Paris Calling" du festival Airwaves...